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lundi 9 septembre 2019

Christian Lelièvre, PROMOTION 54-57, "Monsieur Orthographe"

Bonjour,
J'ai reçu copie de l article ci-joint de la part de Christian Lelièvre.
Il est en pleine forme et créatif en diable ! Quel programme !
En outre il s'épanche, c'est très « rafraîchissant » de sa part, connaissant son parcours tant dans sa carrière que dans son palmarès orthographique, sans oublier le clin d’œil à nos amis belges francophones. Sans oublier le grand thème, la défense de la langue française.
Amitiés
Paul Majowski


La rentrée sera des plus studieuses pour le champion d’orthographe, Christian Lelièvre. Dès le mois   de septembre, l’ancien principal de collège va se remettre en selle, avec dans le cartable, des dictées.   La prochaine sera à destination de champions belges. 





GOMMEGNIES.

Pour les férus d’orthographe et ceux qui ont en horreur les fautes, la période estivale a sans doute été l’occasion de plonger le nez dans le dictionnaire. Christian Lelièvre leur a concocté des textes truffés de pièges qu’il dictera à ces assemblées de passionnés à compter du mois de septembre. Pour cet octogénaire, ancien professeur de lettres, il s’agit bien plus qu’un passe-temps. Instituteur à l’ecole normale de Douai, une « fierté » pour ce fils d’ajusteur, issu d’une famille modeste, Christian Lelièvre a fini sa carrière comme principal au collège André-Canivez à Douai. « J’ai toujours adoré la langue française. Lorsque j’étais élève à l’école primaire à Carnoy, j’attendais avec impatience le moment de la dictée. Je manquais la récré pour lire une page du dictionnaire », se souvient le Gommegnion.
Lorsque j’étais élève à l’école, j’attendais avec impatience la dictée. Je manquais  la récré pour lire une page du dictionnaire 
Tout s’est accéléré par la suite, avec un élément déclencheur, les Dicos d’or d’un certain Bernard Pivot. Alors principal au collège Gérard-Philipe, à Hénin-Beaumont, il assure des « missions de formation ». « Le rectorat m’a alors sollicité pour faire partie du jury pour ouvrir les Dicos d’or scolaires », se rappelle Christian Lelièvre. On est dans le milieu des années 80. « De membre actif du jury, je suis devenu moi-même candidat », sourit-il. Un candidat au palmarès impressionnant, avec en poche, le titre de champion de France d’orthographe en catégorie professionnelle, en 2006, celui de champion de la Dictée des Amériques la même année, celui de champion de France d’orthographe catégorie champion, obtenu l’année suivante. En 2009, il remporte même le tournoi du Cercle d’or. « J’ai fait cinq zéro-faute sur six dictées », rapporte-t-il.

AU SERVICEDES CHAMPIONS BELGES

Il y a une dizaine d’années, Christian Lelièvre est contacté pour « écrire une dictée pour les champions belges ». Depuis, tous les ans, il honore cette demande. Cette année, ce sera le samedi 14 septembre, à Braine-le-Château, à la Maison du bois d’Hautmont, en Belgique. Parmi les concurrents, se trouveront des champions français, belges évidemment, dont certains ont déjà participé à l’émission Des Chiffres et des lettres, ou encore Questions pour un champion. Christian Lelièvre leur a préparé un texte de « très haut niveau », un hommage à Michel Weil, un ancien champion belge, décédé. Christian Lelièvre qui ne concourt plus aujourd’hui, prend plaisir à « faire concourir les autres », s’amuse-t-il.
Il écrit lui-même les textes, toujours de façon manuscrite, dans lesquels il essaie de « trouver un équilibre le plus judicieux possible entre l’orthographe pure, la grammaire – je suis un grand fan du participe passé des verbes pronominaux– de la conjugaison et des pièges ».
Des pièges qu’il glisse forcément dans chacune de ses dictées et dont certains prendront plaisir à tenter de déjouer.

Son petit truc   pour la rentrée 

À quelques semaines de la rentrée scolaire, voici le conseil prodigué par ce champion d’orthographe, et qui ne vaut pas uniquement pour les élèves, mais pour toutes les générations. « Il est inutile de vouloir avaler un dictionnaire », affirme Christian Lelièvre qui, lui-même est en train de lire … le Larousse de 2020. L’astuce de ce roi de la dictée est de « s’adonner aux mots fléchés ». Il préconise l’achat d’un livre de « grammaire de niveau CM 2 ou sixième pour redémarrer progressivement. Les choses vont revenir et on fait un effort de mémoire », confie-t-il. À bon entendeur !


Rendez-vous, sans faute

Pour retrouver Christian Lelièvre et ses dictées :
- samedi 14 septembre à 14 heures,
à Braine-le-Château, en Belgique.
- jeudi 10 octobre à Lille.
- samedi 16 novembre, à la salle des fêtes
de Gommegnies, à 14 heures.
- samedi 30 novembre, à 14 heures,
à la salle des fêtes de Petite-Forêt.
- mi-décembre, à Douai.
- en mars, au Quesnoy et à Avesnes-sur-Helpe.

samedi 1 juin 2024

Claude Lelièvre (promo 57 60) revient DANS "LE CAFÉ PÉDAGOGIQUE" sur l’histoire des écoles normales, « ancêtres » des INSPE actuels alors que la formation initiale des enseignants et enseignantes sera bouleversée dès l’année prochaine,

 

Détours historiques sur la formation des enseignants du primaire


Alors que la formation initiale des enseignants et enseignantes sera bouleversée dès l’année prochaine, et que les textes n’ont toujours pas été votés au Conseil Supérieur de l’Éducation, Claude Lelièvre revient sur l’histoire des écoles normales, « ancêtres » des Inspe actuels.

 



Une image contenant Visage humain, personne, habits, vêtements habillés Description générée automatiquement

Les années 1880 : une nouvelle ambition pour les écoles normales primaires.

Au début des années 1880, les écoles normales d’instituteurs (qui avaient été généralisées par la loi Guizot de 1833) et les écoles normales d’institutrices (qui viennent d’être généralisées par la loi Paul Bert de 1880 ) se trouvent être le siège d’ambitions nouvelles. Dans la mesure où leur mission est considérée comme vitale pour la République (cf la formule de Péguy, les ‘’hussards noirs de la République’’ qui s’imposera), les instituteurs et les institutrices doivent être mieux formés pour bien réussir. La pédagogie fait partie de la liste des matières fixée par le décret du 29 juillet 1881, et celle-ci fait l’objet d’une attention toute particulière : on va donner aux élèves-maîtres des connaissances sur les principes d’éducation, sur l ’histoire de l’école, sur les méthodes et les procédés, sur la législation scolaire. Il ne s’agit plus seulement d’acquérir de bonnes habitudes et quelques techniques ; il s’agit d’apprendre à exercer de façon réfléchie un métier difficile et important.

 

La difficile articulation théorie-pratique

Un problème essentiel – particulièrement délicat à résoudre – émerge alors : comment penser (et instituer) une relation correcte entre la « théorie » et la « pratique », l’école normale et les « écoles d’application » ou « écoles annexes » ? Les réponses varient.

La réforme de 1905 qui promeut de façon décisive le rôle de la formation professionnelle dans le dispositif des écoles normales primaires précise que « la fonction essentielle des écoles normales consiste moins à préparer des brevetés qu’à former par une culture spéciale les futurs éducateurs de la démocratie » (décret du 4 août 1905). Désormais les élèves-maîtres sont appelés à passer le brevet supérieur dès le terme de leur seconde année d’école normale et un « examen de fin d’études normales » au terme de leur troisième année. Les programmes de première et seconde année se trouvent réduits et remaniés. Ceux de troisième année sont, quant à eux, longuement développés autour de deux grands axes : « les programmes et directions pédagogiques » (explicitant pour chaque discipline les modalités spécifiques de leur application pratique) ; « l’éducation professionnelle des élèves-maîtres » (se préoccupant largement de l’enseignement dispensé dans les écoles annexes ou les écoles d’application)

Mais, en 1920, on revient à la formule de 1881. Afin de « rendre aux écoles normales le sentiment net de leur rôle spécial » (arrêté du 18 août 1920), on réintroduit la formation professionnelle dès la première année (en répartissant les stages des élèves-maîtres sur les trois années de la scolarité) et le brevet supérieur comme unique sanction terminale. Les études portent en première année sur la pédagogie générale, en seconde année sur la pédagogie spéciale (celle des différentes « matières » ou « disciplines »), et en troisième année sur la morale professionnelle et l’administration scolaire.

 

Claude Lelièvre



Né le 25 juin 1941 à Vouziers (Ardennes) ; agrégé de philosophie puis professeur en sciences de l’éducation, titulaire d’une chaire d’histoire de l’éducation ; ancien responsable de l’UEC à Lille (Nord) ; membre de la commission du débat national sur l’avenir de l’école.

Claude Lelièvre naquit dans une famille d’origine modeste. Son père, Charles Lelièvre, avait quitté l’école avant la fin de sa scolarité (en principe) obligatoire. Il fut successivement ouvrier agricole, scieur de long, commerçant ambulant. Sa mère, Jeanne Husson, ancienne normalienne, était institutrice. Claude Lelièvre eut donc très jeune une perception très partagée de l’école : émancipatrice pour sa mère et très problématique pour son père. Ses parents, pourtant dans la mouvance d’une tradition laïque de type spiritualiste, lui firent donner une éducation religieuse catholique. Le couple avait trois enfants, la première devint professeur de lettres et le troisième professeur d’allemand.

Claude Lelièvre fit ses études primaires à l’école communale, où il découvrit, fasciné, l’histoire dans le petit manuel d’Ernest Lavisse. Ayant réussi le concours d’entrée à l’École normale de Charleville (Ardennes), il poursuivit sa scolarité à celle de Douai (Nord) où il obtint un baccalauréat de philosophie. Il fit ensuite partie de la première promotion de formation en deux ans des maîtres de cours complémentaires (rebaptisés PEGC), de 1960 à1962, ce qui lui permit d’exercer deux ans au collège d’enseignement général de Lomme (Nord). Ayant réussi le concours des IPES en lettres modernes (faute de place en philosophie), il entama des études en lettres modernes à la faculté des lettres de Lille jusqu’à la maîtrise. Il s’intéressa beaucoup alors à la linguistique tout en continuant, à titre personnel, à lire des philosophes contemporains, tel Derrida, Foucault et surtout Althusser, le maître à penser du renouveau marxiste à l’époque.

POUR LIRE LA SUITE DE LA BIOGRAPHIE DE CLAUDE LELIÈVRE, SUIVRE LE LIEN SUIVANT :

Article du Maitron sur Claude Lelièvre

 

vendredi 3 décembre 2021

Christian Lelièvre, (promo 54 57) toujours à la pointe de l'orthographe avec l'AMOPA. C'était le 13 novembre 2021 à Gommegnies. Merci à Bernard Stienne (66 71) d'avoir transmis l'information à l'amicale des anciens de l'école normale d'instituteurs de Douai

Gommegnies: Christian Lelièvre et sa dictée reviennent samedi 13 novembre

jeudi 5 mai 2022

Christian Lelièvre (promo 54 58) au pupitre de la dictée de l'AMOPA

Dans le cadre de sa participation à la défense et à la promotion de la langue française, Christian Lelièvre, président et les membres du secteur Avesnois de l’Association des membres de l’Ordre des palmes Académiques (AMOPA) a organisé ce vendredi 29 avril « la dictée de l’AMOPA » au lycée Jessé-de-Forest. 

Nous reproduisons ci-dessous l'article de la Voix du Nord du 3 mai 2022 qui rend compte de l'événement :

Avesnes-sur-Helpe : balade au cœur de particularités de la langue française avec l’AMOPA

Joséphine est l’héroïne de la dictée que Christian Lelièvre et l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques proposaient vendredi, au lycée Jessé-de-Forest, d’Avesnes-sur-Helpe et qui a réuni nombre d’habitants de l’Avesnois dont la députée Anne-Laure Cattelot.

Elle raconte à sa manière les quatre saisons, texte ou prétexte pour découvrir quelques jeux de mots et revisiter certaines règles d’orthographe pour le plus grand plaisir intellectuel des participants. Nous la voyons s’émerveiller devant « les recrûs d’essences », c’est-à-dire de jeunes pousses (celles qui recroissent) d’arbres dont il existe une multitude d’essences. Elle remarque les « cannas pêche », ces plantes couleur du fruit, qui fleurissent souvent nos ronds-points. « Les meulons ventrus » qu’elle observe dans les champs ne sont pas Charentais mais évoquent ces petits monts de paille coniques qui s’alignaient autrefois dans les campagnes après la récolte. Les « leurres divers » n’ont rien à voir avec l’heure d’été mais désignent pour les animaux du texte des pièges variés.


Christian Lelièvre pendant la dictée

« C’est le contexte et sa compréhension qui indiquent l’orthographe correcte » explique Christian Lelièvre. Que l’on parle « infusion aromatisée », et les « thés indiens » ne peuvent évoquer une période météorologique. L’animateur propose aussi quelques réflexions autour du genre des mots. Alors aphte : masculin ou féminin ? Et emplâtre ? Quant à ammophile, au masculin c’est un oyat, graminée utilisée pour la fixation des dunes et qui aime le sable, au féminin, un moustique aux piqûres venimeuses.



LE COD DÉTERMINANT


Anne-Laure Cattelot, députée, planche sur la dictée de l'AMOPA. - VDN

Députée se déclinait au féminin pour cette épreuve avec la présence d’Anne-Laure Cattelot qui s’est prêtée à la dictée de l’AMOPA. Elle a promis de revenir pour la prochaine dictée avec d’autres élus ! Présent aussi Philippe Lanciaux, président départemental de l’AMOPA. Les échanges ont enfin porté sur les participes passés et leurs accords : casse-têtes pour bon nombre de nos contemporains et pain bénit pour les champions d’orthographe comme Christian Lelièvre. C’est que le participe passé du verbe bénir a deux formes : béni(e) et bénit(e) et l’emploi de l’une ou l’autre est précisément codifiée. Ainsi doit-on écrire : « L’eau bénite », « les brioches ont été bénites » mais « le mariage a été béni », « l’abbé a béni les brioches » et « les mariés ont été bénis ». Pour terminer la séance, quelques phrases comme « j’ai choisi des régions que j’avais imaginé être ensoleillées à l’automne » et cette question déterminante : où est placé le COD ?


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Voici le beau texte de la dictée d'Avesnes-sur-Helpe du 29 avril 2022 que nous a envoyé Michèle Vasseur à la demande de Christian Lelièvre


Joséphine et les quatre saisons

 Chaque année, avec un plaisir indicible, Joséphine voit revenir le printemps et les oiseaux migrateurs, ravis d’avoir déjoué pièges létaux et leurres divers. Dans la forêt, elle s’émerveille devant les recrûs d’essences, marques non ambiguës de l’obstination à vivre.

En juillet, lors de ses longues promenades dans la campagne, bénéficiant d’un temps d’été stable, elle admire les fruits de la nature : meulons ventrus, lots de javelles parfaitement alignés (alignées), à perte de vue. « Après l’août, le chaumage », dit-elle sur un ton amusé.

Elle aime les couleurs automnales, les fuchsias amarante et les cannas pêche entourant la mare tarie depuis fort longtemps à cause d’une sécheresse tenace. Elle reçoit, à cette époque de brumaire, son amie, une polyglotte boscotte, petiote, quelque peu fiérote, toujours vêtue de pulls jacquard en cheviotte. Elle la félicite toujours pour ses bas si noirs. À l’heure du thé, toutes deux ne résistent pas longtemps à l’appel des fars.

L’hiver, c’est une tout autre affaire ! Quand le vent hurle dans les grands arbres, quand le sol se fend sous l’effet du gel, elle s’installe confortablement dans sa bergère Louis XV et déguste une infusion aromatisée. Elle a toujours apprécié les thés indiens. Elle s’est mis en tête de devenir une championne d’orthographe. Elle se plonge alors avec bonheur dans un ouvrage traitant de l’accord des participes passés des verbes pronominaux : ils se sont succédé ; les fruits se sont vendus cher ; elles se sont emparées du dictionnaire : elle s’est complu à les apprendre par cœur. Elle est sûre de faire un sans-faute à la dictée d’Avesnes.

Elle s’est laissé séduire par notre bel idiome qui a du génie, selon Voltaire.

Christian LELIÈVRE.

Champion de France d’orthographe. 

Champion de la Dictée des Amériques.





lundi 8 août 2022

Christian Lelièvre (promo 54 57) promu au grade de commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques

Article de la Voix du Nord du dimanche 7 août 



    Reproduction du texte de l'article

    Christian Lelièvre promu commandeur  dans l’ordre des Palmes académiques 

    Ancien professeur de français, Christian Lelièvre organise chaque année, depuis vingt ans,  le Jeu de la dictée. Ce champion d’orthographe vient d’être promu commandeur  dans l’ordre des Palmes académiques pour son engagement pour la langue française. 

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    GOMMEGNIES.
    Ce courrier reçu fin juillet a été une belle surprise pour ce Gommegnion. Dans cette enveloppe, le diplôme faisant état de sa promotion comme commandeur dans l’ordre des Palmes académiques « pour services rendus à l’Éducation nationale », par décret du 12 juillet de la Première ministre, accompagné d’une lettre de félicitations de Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. « Je ne m’attendais pas à une distinction aussi élevée », sourit Christian Lelièvre.
    Ses dictées publiques sont suivies par près de mille personnes par an, dans une quinzaine de villes de la région. 
    Depuis, il reçoit de nombreux messages élogieux, qui lui vont droit au cœur. « Une dame me décrit comme l’ambassadeur de la langue française », glisse-t-il.
    Il faut dire que cet ancien professeur de français, principal de collège, avoue que la passion pour l’orthographe l’a « toujours habité ». Déjà enfant, à l’école primaire, il se délectait de lire le dictionnaire durant la récré. Et aujourd’hui encore, c’est l’un de ses passe-temps favoris.
    D’ailleurs, en ce moment, il a le nez plongé dans le Larousse de 2023. « Il y a de nouveaux mots et malheureusement des mots qui disparaissent », soupire celui qui depuis vingt ans maintenant organise des dictées publiques. « Le public est fidèle. En mars, au Quesnoy, il y avait plus de soixante personnes », souligne-t-il. Un engouement qu’il explique par le fait que « beaucoup de gens aiment la langue française, trop souvent vilipendée, et qui fait partie de notre patrimoine, qu’il faut défendre contre les anglicismes. Et puis, il y a des gens qui sentent en moi cette passion. Mon but est de communiquer cette passion. »
    PARTICIPE PASSÉ
    Depuis qu’il est à la retraite, Christian Lelièvre s’est mis à concourir. En 2006, il décroche le titre de champion de France d’orthographe, catégorie professionnels, puis l’année suivante en catégorie champions. « J’avais fait une demi-faute, à une majuscule », s’amuse-t-il. En 2007, il devient champion de la dictée des Amériques. Depuis, ses dictées publiques sont suivies par près de mille personnes par an, données dans une quinzaine de villes de la région.
    Son « dada », c’est « le participe passé des verbes pronominaux »… et des « pièges de sens et des jeux de mots » qu’il « adore ». « J’ai toujours eu envie de former et de distraire », ajoute Christian Lelièvre, président délégué pour l’Avesnois de l’Association des membres de l’ordre des Palmes académiques (AMOPA). Des membres qui devraient se réunir prochainement à Douai pour lui remettre cette belle distinction, méritée.

    Voici la copie du courrier du ministre et du diplôme reçu






    lundi 17 octobre 2022

    Christian Lelièvre (promo 54 58) a été élevé au grade de Commandeur dans l'ordre des Palmes Académiques lors de l'assemblée générale de l'AMOPA du Nord dans la salle d'Anchin à Douai


    Un grand bravo à Christian Lelièvre, ancien normalien de Douai, promo 54 58,  élevé au grade de  commandeur dans l’ordre des Palmes Académiques par Jean-Pierre Polvent, président national de l’AMOPA, en présence du sous préfet de Douai, François-Xavier Bieuville et du maire de Douai, Frédéric Chéreau. L’amicale des anciens normaliens de Douai était représentée pas son secrétaire Didier Delécolle et  Jean Marie Devaux, membre du conseil d’administration



    Au bureau de  l'assemblée générale de l'AMOPA du Nord 

    Au premier rang des amicalistes de l'AMOPA, Christian Lelièvre

    Discours de Jean-Pierre Polvent (promo FP 67 69) président national de l'AMOPA

    Remise de la croix de Commandeur des Palmes Académiques à Christian Lelièvre

    Tonnerre d'applaudissements pour le nouveau récipiendaire

    Pour lire le discours en mode pdf de Jean-Pierre Polvent, cliquer sur le lien
    Pour lire le texte du discours manuscrit de Christian Lelièvre, cliquer sur le lien

    En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez écouter le discours de Jean-Pierre Polvent, suivi de celui de Christian Lelièvre :

    Pour lire le discours de Christian Lelièvre, retranscrit fidèlement par Paul Majowski :  cliquer sur le lien

    lundi 22 avril 2024

    « Féerie Vernale » : une «dictée printanière» avec Christian Lelièvre, champion d’orthographe, à Avesnes-sur-Helpe

     

    Avesnes-sur-Helpe : une «dictée printanière» avec Christian Lelièvre, champion d’orthographe

    « Féerie Vernale » est le titre de la dictée que Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a proposé à tout un panel de passionnés de la langue française au lycée Jessé De Forest cette semaine.

    Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a lu un texte comportant de nombreux pièges.
    Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a lu un texte comportant de nombreux pièges. - Photo La Voix.


    Pierre Descamps (correspondant local de presse) Publié: 19 Avril 2024


    L’adjectif vernal vient du latin « ver » qui désigne le printemps. C’est donc à une féerie printanière que Christian Lelièvre a convié son auditoire dans un texte où s’épanouissent les noms de fleurs, leurs adjectifs et quelques pièges, bien entendu.


    La dictée est organisée par l’association des membres de l’ordre des palmes académiques.
    La dictée est organisée par l’association des membres de l’ordre des palmes académiques. - Photo La Voix.
    Cette dictée était organisée par l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques) composée des femmes et des hommes qui ont reçu les « palmes académiques », décoration qui récompense les services rendus à la jeunesse. L’association s’investit dans la promotion du savoir et de la culture. Elle organise des concours pour que se révèlent des talents dans la jeunesse.

    Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe. Mercredi 17 avril 2024.  AMOPA-AVESNOIS.  
    Féerie vernale 
    La défleuraison des plantes hiémales a commencé. Les perce-neige(s), déjà, ont fini leurs amours et  le bois-joli perd ses odorants pétales. Les jonquilles tremblent au pied des fières hémérocalles et les  giroflées exhalent leur délicate senteur. Le sofa des sédums met sa housse écarlate et les crocus éclatent  en trompettes orange. Les fleurs jaunes des tussilages ou pas-d’âne se dressent le long des chemins creux  et sur les talus pétrés. Mes mères-grand en faisaient une ample récolte et, après séchage, les conservaient  pour des infusions très efficaces contre la toux en hiver. Deçà (,) delà, les taillis de la forêt où la charmille  se pare d’un vert tendre garnissent le sol d’un tapis d’anémones aux vives couleurs. Sous ces taillis, de  larges taches d’ail sauvage dardent leurs feuilles lancéolées. Les fonds frais se couvrent de cardamines  semblables aux thyrses violacés des lilas. Dans les terrains vagues, les bourses-à-pasteur dont les fruits secs  auront la forme d’un cœur voisinent avec le séneçon et l’arroche rudérale. Cette flopée de fleurs  multicolores ravit les yeux et il n’est pas étonnant que plus d’un fleuriste recoure à son manuel de  botanique devant cette prodigieuse multitude qui illumine parcs et forêts. 
    Les pattes chargées de pollen, les abeilles, gorgées de miellat, regagnent leur(s) ruche(s) après avoir  prélevé cette manne sur les mélisses, les chatons des marsaults, les étamines des muscaris et sur les scilles  bleues. Des oiseleurs rusés s’entendent reprocher les rets proches des lacs qu’ils ont dissimulés dans les  halliers. Un entomologiste, spécialiste des hyménoptères, les yeux émerillonnés, rivés sur la cime d’un  châtaignier, bée d’admiration devant l’essaim à l’air tout droit sorti d’une maison en ruine toute proche. La  nature est en fête. Quels que soient les conditions météo et les inévitables arias tels que les météores  aqueux et le brouillard vite résous en pluie, et quelque bons jardiniers qu’ils soient, les amoureux de la  nature s’extasient devant cette magnificence qui les convainc de rester modestes. 
    Promeneur solitaire qui erres dans cet éden de verdure chamarré et coruscant, peut-être orras-tu  les conciliabules sibyllins des elfes ailés qui hantent la forêt. 
    Peut-être aussi, te reviendra-t-il en mémoire ces alexandrins du grand poète parnassien Théodore  de Banville invitant son égérie à l’accompagner parmi les brises odorantes du matin : 
    « Viens. Sur tes cheveux noirs jette un chapeau de paille, 
    Avant l’heure du bruit, l‘heure où chacun travaille, 
    Allons voir le matin se lever sur les monts 
    Et cueillir par les prés les fleurs que nous aimons. » 

    Christian LELIÈVRE. 
    Champion de France d’orthographe. 
    Champion de la Dictée des Amériques (Québec).

    Pour découvrir le questionnaire associé et le corrigé, cliquez sur les liens ci-dessous :




    vendredi 22 mai 2026

    Christian LELIÈVRE, promo 53 57, toujours en route au service de l'orthographe dans l'Aisne cette fois

     

    Le Nouvion-en-Thiérache : venez tester votre orthographe grâce au jeu de la dictée

    L’espace muséal de la médiathèque accueillera, le 30 mai 2026, un grand jeu de la dictée, animé par Christian Lelièvre, sacré champion de France d’orthographe.


    Les subtilités, ambiguïtés et incongruités de la langue française seront à l’honneur avec le jeu de la dictée le 30 mai à partir de 14 heures à l’espace muséal de la médiathèque. Ouvert à tous et gratuit mais uniquement sur inscription, ce jeu invite chacun à mesurer son niveau en orthographe.

    La dictée sera écrite et lue par Christian Lelièvre, sacré champion de France d’orthographe à 2 reprises en 2006 avec une demi-faute et en 2007 avec une faute sous les ors de la mairie du XVIe arrondissement de Paris, félicité par Pierre-Christian Taittinger, ancien sénateur de Paris et ancien maire du XVIe arrondissement.

    En 2007 également, M. Lelièvre a été vice-champion du monde de la dictée des Amériques (Québec). Retraité instituteur, professeur de français et principal de collège qui réside dans l’Avesnois-Thiérache, ce champion d’orthographe vient d’être promu commandeur dans l’ordre des Palmes académiques pour son engagement pour la langue française.

    « J’en écris une quinzaine par an »

    « Des dictées, j’en écris une quinzaine par an, toutes différentes. L’an dernier, celle lue au Nouvion-en-Thiérache l’était sur le thème des fleurs de rhétorique et des belles lettres. Cette année elle porte sur la forêt du Nouvion-en-Thiérache. C’est une forêt chargée d’histoire avec ses trois gros chênes, Claude, Henri et François, arbres centenaires », souligne Christian Lelièvre.

    La dictée projetée sur écran phrase après phrase

    Cette dictée va se dérouler en plusieurs étapes. « J’en fais lecture. Puis je la dicte lentement. Je la relis. Sur place la dictée sera projetée sur écran phrase après phrase pour en donner les corrections et explications. Chacun corrige sa copie », précise le champion.

    Sans être du niveau de la fameuse dictée de Prosper Mérimée, imaginée en 1857, réputée impossible, la dictée de Christian Lelièvre promet son lot de surprises. « Pour moi, il n’y a qu’une orthographe, c’est celle du dictionnaire. L’orthographe qui a recours à l’intelligence artificielle pour moi c’est de la paresse intellectuelle. On perd une grande partie de la beauté de notre langue française », finit le crack de l’orthographe.

    Inscriptions au 03 23 97 21 70.



    Le jeu de la dictée a réuni 30 participants au Nouvion-en-Thiérache

    Trente participants ont relevé le défi du jeu de la dictée, samedi 30 mai, à l’espace muséal du Nouvion-en-Thiérache. Une épreuve placée sous le signe de la langue française et du patrimoine local, récompensée par plusieurs prix.
    Les récipiendaires 


    voici après l'événement passé le texte complet de la dictée :


    Le-Nouvion-en-Thiérache. Samedi 30 mai 2026. 

    Prosopopées sylvestres nouvionnaises 

    C’est une belle histoire, mâtinée de légende(s) que je vais vous conter. 

    À la fin du XIXe siècle, vers 1880, le duc d’Aumale, alors propriétaire du Domaine de Guise, décida que  trois des plus gros chênes de la belle forêt du Nouvion seraient choisis pour rappeler la naissance des trois  premiers ducs de Guise. 

    Je suis Claude de Lorraine, nommé premier duc de Guise en 1528. Arbre majestueux de  30 m de haut, de plus de 4 mètres (m) de circonférence, j’ai vécu plus de 3 siècles. Nombre de curieux visiteurs  se sont relayés et succédé sous mon épais feuillage quels que fussent les conditions météo et les moments de la  journée. Certains se sont même souvent laissé gagner par une roborative sieste postprandiale parmi les  centaurées mauves, les plantes odoriférantes aux feuilles coruscantes et les fleurs personées des mufliers  sauvages encore appelés gueules-de-loup. 

    Ignorant les satyres chèvre-pieds, des ornithologues – calures reconnues – ont observé les grands ducs airant sur  ma cime, des signes avant-coureurs d’une prochaine nidification. 

    Fin de la dictée pour les amateurs. 

    Je suis François de Guise, je mesure 10 m de circonférence et j’ai 350 ans. Quantité d’élégants éphèbes  endimanchés et de tendrons énamourés se sont donné rendez-vous à l’ombre de mes branches tortueuses,  ombre propice aux amours qu’ils ont entre-tissées et ont gravé des cœurs transpercés par les flèches de  Cupidon sur mon écorce rugueuse, délaissant le rhytidome des platanes du centre-ville. 

    Des sylviculteurs, progressant avec prudence parmi les écots sciés se sont régulièrement rencontrés sous la  fraîcheur de mes branchages pour tenir à jour leurs comptes de pérots. Busards et balbuzards ont trouvé refuge  sur mes branches supérieures et se sont égaillés à l’envi, effrayant au passage des harets à raies. 

    Je m’appelle Henri de Guise, j’ai 300 ans, je mesure 4,5 m de circonférence. J’entends souvent raller le  cerf à l’approche du jardin des daines. 

    Entouré de plusieurs dames d’atour, adossé sur mes racines, le poète a souvent interprété les laisses de la  Chanson de Roland, a récité à haute voix des sœurs de lais et dix dits de Rutebeuf.  

    Tapis dans des escarpes encaissées, de cruels escarpes, véritables coupe-jarrets, ont détroussé, sous mes yeux,  nobliaux et gentes dames avec desseins pervers. 

    Gracieuses, légères et rieuses, de jeunes princesses se sont balancées sur l’escarpolette accrochée à mes  branches basses. Telles des vanesses joliment colorées, elles m’ont apporté beauté, insouciance et fraîcheur. 

    Le duc d’Aumale, avant son exil vers la Belgique en 1886, le cœur gros, nous a salués tous les trois et nous a souhaité… longue vie ! 

    Christian LELIÈVRE. 

    Champion de France d’orthographe. 

    Champion de la Dictée des Amériques (Québec).