Le tout premier bulletin de l'amicale des anciens de l'école normale d'instituteurs de Douai est sorti en avril 1950 sur les presses du Collège Technique Baggio à Lille


 Si vous voulez le feuilleter, 

cliquer sur le lien afin de le faire apparaître au format pdf.

Par  la suite, nous numériserons l'ensemble des bulletins parus depuis lors et vous pourrez ainsi découvrir en direct l'histoire de l'école normale de Douai depuis l'après guerre par le prisme des articles, récits et anecdotes rédigés au fil du temps.
Bonne lecture et émotions en perpective...


Rappelons que l'acte de naissance de l'amicale est paru au Journal Officiel le 29 Novembre 1949 :



« Féerie Vernale » : une «dictée printanière» avec Christian Lelièvre, champion d’orthographe, à Avesnes-sur-Helpe

 

Avesnes-sur-Helpe : une «dictée printanière» avec Christian Lelièvre, champion d’orthographe

« Féerie Vernale » est le titre de la dictée que Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a proposé à tout un panel de passionnés de la langue française au lycée Jessé De Forest cette semaine.

Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a lu un texte comportant de nombreux pièges.
Christian Lelièvre, champion de France d’orthographe, a lu un texte comportant de nombreux pièges. - Photo La Voix.


Pierre Descamps (correspondant local de presse) Publié: 19 Avril 2024


L’adjectif vernal vient du latin « ver » qui désigne le printemps. C’est donc à une féerie printanière que Christian Lelièvre a convié son auditoire dans un texte où s’épanouissent les noms de fleurs, leurs adjectifs et quelques pièges, bien entendu.


La dictée est organisée par l’association des membres de l’ordre des palmes académiques.
La dictée est organisée par l’association des membres de l’ordre des palmes académiques. - Photo La Voix.
Cette dictée était organisée par l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques) composée des femmes et des hommes qui ont reçu les « palmes académiques », décoration qui récompense les services rendus à la jeunesse. L’association s’investit dans la promotion du savoir et de la culture. Elle organise des concours pour que se révèlent des talents dans la jeunesse.

Lycée Jessé-de-Forest, Avesnes-sur-Helpe. Mercredi 17 avril 2024.  AMOPA-AVESNOIS.  
Féerie vernale 
La défleuraison des plantes hiémales a commencé. Les perce-neige(s), déjà, ont fini leurs amours et  le bois-joli perd ses odorants pétales. Les jonquilles tremblent au pied des fières hémérocalles et les  giroflées exhalent leur délicate senteur. Le sofa des sédums met sa housse écarlate et les crocus éclatent  en trompettes orange. Les fleurs jaunes des tussilages ou pas-d’âne se dressent le long des chemins creux  et sur les talus pétrés. Mes mères-grand en faisaient une ample récolte et, après séchage, les conservaient  pour des infusions très efficaces contre la toux en hiver. Deçà (,) delà, les taillis de la forêt où la charmille  se pare d’un vert tendre garnissent le sol d’un tapis d’anémones aux vives couleurs. Sous ces taillis, de  larges taches d’ail sauvage dardent leurs feuilles lancéolées. Les fonds frais se couvrent de cardamines  semblables aux thyrses violacés des lilas. Dans les terrains vagues, les bourses-à-pasteur dont les fruits secs  auront la forme d’un cœur voisinent avec le séneçon et l’arroche rudérale. Cette flopée de fleurs  multicolores ravit les yeux et il n’est pas étonnant que plus d’un fleuriste recoure à son manuel de  botanique devant cette prodigieuse multitude qui illumine parcs et forêts. 
Les pattes chargées de pollen, les abeilles, gorgées de miellat, regagnent leur(s) ruche(s) après avoir  prélevé cette manne sur les mélisses, les chatons des marsaults, les étamines des muscaris et sur les scilles  bleues. Des oiseleurs rusés s’entendent reprocher les rets proches des lacs qu’ils ont dissimulés dans les  halliers. Un entomologiste, spécialiste des hyménoptères, les yeux émerillonnés, rivés sur la cime d’un  châtaignier, bée d’admiration devant l’essaim à l’air tout droit sorti d’une maison en ruine toute proche. La  nature est en fête. Quels que soient les conditions météo et les inévitables arias tels que les météores  aqueux et le brouillard vite résous en pluie, et quelque bons jardiniers qu’ils soient, les amoureux de la  nature s’extasient devant cette magnificence qui les convainc de rester modestes. 
Promeneur solitaire qui erres dans cet éden de verdure chamarré et coruscant, peut-être orras-tu  les conciliabules sibyllins des elfes ailés qui hantent la forêt. 
Peut-être aussi, te reviendra-t-il en mémoire ces alexandrins du grand poète parnassien Théodore  de Banville invitant son égérie à l’accompagner parmi les brises odorantes du matin : 
« Viens. Sur tes cheveux noirs jette un chapeau de paille, 
Avant l’heure du bruit, l‘heure où chacun travaille, 
Allons voir le matin se lever sur les monts 
Et cueillir par les prés les fleurs que nous aimons. » 

Christian LELIÈVRE. 
Champion de France d’orthographe. 
Champion de la Dictée des Amériques (Québec).

Pour découvrir le questionnaire associé et le corrigé, cliquez sur les liens ci-dessous :




Regards croisés sur l'après 68 entre Michel Thérey (promo FP 67 69) et Jacques Devienne (promo 67 70

 Jacques Devienne et Michel Thérey ont échangé longuement à propos de la situation et leur vécu après les événements de mai 1968, l'un était en FP et l'autre en formation initiale, ce qui explique pourquoi ils ont vécu simultanément des réalités très différentes. 





LES EVENEMENTS DE 68 A l’ECOLE NORMALE DE DOUAI :
LES DIFFERENCES DE PERCEPTION

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et même, je dois le dire, une  certaine émotion, sur le blog de l’amicale, l’article de Michel Therey intitulé « Les vieux murs au tournant de l’histoire » (cliquer sur le lien pour le redécouvrir) . Ce texte comporte un chapitre sur  les conséquences des événements de mai 68 sur la vie à l’école normale de Douai. Après une très belle description des lieux digne, à mon sens, d’une nouvelle de Maupassant, Michel explique que la vie de l’école a été totalement bouleversée à la rentrée de 1968 . J‘avais écrit autrefois un texte dans lequel j’expliquais que, dès que les cheminots se sont mis en grève, nous n‘allions plus à Douai et que nous n’avions que quelques échos de ce qui se passait à l’école. Impatients à la rentrée suivante nous avions été surpris et déçus (je crois traduire le sentiment général de mes camarades) par l’insignifiance des changements et par l’impression que les événements de 68 n’étaient pas passés par là.  

Or j’ai été surpris de lire dans l’article de Michel : «L’année 68/69 tout avait changé… » et : « Les profs nous demandaient de nous faire cours » ou encore « Les chemises blanches et les cravates s‘étaient évanouies …» . A vrai dire je n’ai aucun souvenir de tout cela et j’ai eu soudain l’impression que nous n’avions pas vécu la même réalité.

  C’est pourquoi j’ai été très content de rencontrer Michel,  remonté de Lozère pour participer à notre assemblée générale de  l’amicale le 7 avril dernier et de pouvoir discuter avec lui de ce sujet. Nous avons convenu que, outre la personnalité des professeurs, il y avait une différence de statut entre les classes pré-Bac et celles de formation professionnelle . Avant le BAC les élèves étaient plus considérés comme des lycéens tandis qu’ensuite ils avaient plus le statut de futurs enseignants. A la rentrée 68 j’étais en première et je n’ai pas connu l’ambiance de la formation professionnelle puisque je suis parti au centre de formation des PEGC de Lille. Ceci explique probablement la différence de point de vue. J’ai été ravi de pouvoir discuter de tout cela avec Michel et c’est une preuve, s’il en était besoin, de l’importance de la rencontre conviviale que constitue l’assemblée générale de notre amicale.

 

Jacques Devienne (promotion 67/70)



Pris sur le vif lors de leur conversation :



                                 


Émile Caudmont, l'un des 66 élèves-maîtres ou instituteurs morts au Champ d'honneur pendant la deuxième guerre mondiale 1939 1945, nous est présenté par son petit neveu .

Ce message nous est parvenu en février 2024, concernant la naissance puis le mariage et enfin le décès au Champ d'honneur, à Baron dans l'Oise, le 12 juin 1940, à l'âge de 27 ans, d'Émile Jean Baptiste Pierre CAUDMONT

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Bonjour

J'ai découvert au fil de mes recherches sur internet l'existence de votre association.

J'ai quelques photos d'un ancien élève de l'IUFM de Douai, décédé pendant le conflit 39-45.

Mr Caudmont Emile, né à Haussy. Il était l'époux d'une tante à ma maman (en fait mari d'une sœur à ma grand-mère maternelle). Lors de son décès à Baron, en opération militaire, il était père d'un petit garçon de 2 ans, né de son mariage avec Mme Laplace Raymonde le 4 septembre 1937 à Valenciennes. J'ai découvert qu'il était mentionné sur le monument commémoratif de l'IUFM, après la fermeture de ce bâtiment, qu'est devenu le monument ?

Si ça peut intéresser votre association, je peux vous transmettre par mail des photos que j'ai numérisées

2 photos en militaire (dont une que j'ai transmise hier sur le site Mémorial gen Web), et nous avons également rectifié une erreur sur sa fiche quant au lieu de son mariage.

Quelques photos en civil et celle de son mariage.

Cordialement à vous

Gérard MESEURE


Un deuxième message en ce 15 avril 2024 apporte des précisions et des documents photographiques

"Bonjour

Je reviens vers vous avec quelques renseignements sur Caudmont Emile, quelques photos (archives personnelles) et documents.

Né à Haussy le 05/09/1912, il était fils d'un instituteur Caudmont Emile et de Semal Eugénie. Je pense d'ailleurs qu'il a du côtoyer le père de Pierre Mauroy, qui était directeur de l'école d'Haussy.

Marié à Valenciennes avec Mme Laplace Raymonde le 04/09/1937 (elle était une sœur à ma grand-mère).

Il était père d'un enfant Caudmont Daniel né le 09/07/1938 à Haussy et décédé le 15/05/2002, qui a donc été pupille de la nation en raison du statut de "mort pour la France" de son papa.

Il est décédé sur champ de bataille le 12/06/1940 à Baron, il est inhumé à Haussy.

Ce que je peux vous dire comme anecdote sur sa vie, je n'ai malheureusement  que peu de choses. Ma maman, marraine de son fils, m'a raconté à plusieurs reprises, que lors de sa mobilisation, la veille de son départ pour la guerre, il a erré avec ses copains dans le village et la famille ne l'a revu que très tard dans la nuit, tellement il était désespéré de devoir quitter sa famille.

Je vous mets en pièce jointe quelques photos et documents. En soldat, photo de son mariage, photo avec sa future épouse dans le jardin familial de Laplace Raymonde. Et une photo de sa maison natale détruite pendant la première guerre mondiale. Devant la porte sa maman, et à côté d'elle le petit garçon c'est Emile Caudmont enfant.

Je vous ai mis son acte de naissance (archives départemental du Nord); son acte de mariage (archives départementale du Nord) ; sa fiche sur le site de Mémorial Gen Web (que j'ai alimentée de renseignements il y a quelques mois) ; et sa fiche du site Mémoire des hommes.

Cordialement"

Gérard MESEURE





Émile Caudmont




la maison natale

Émile CAUDMONT et Raymonde LAPLACE
dans le jardin du 36 Rue Comtesse à Valenciennes en 1935 ou 1936



Le mariage en 1937


Pour découvrir l'acte de naissance, l'acte de mariage, l'acte de décès d'Émile Caudmont, cliquer sur le lien


Daniel Jacquart, promo 56 60 n'est plus. C'est Maurice Despretz qui nous en a fait part. Ses obsèques ont eu lieu le 28 mars 2024

 

La classe de Maths élém en 1959, Daniel Jacquart au dernier rang, le quatrième à partir de la gauche


LE FAVRIL

Madame Françoise JACQUART-GUELLUY son épouse,

Myriam DIAZ-JACQUART,
Gilles et Sandra JACQUART-CAPY,
Damien JACQUART et Catherine EINHORN,
Stéphane WAQUIER et Nathalie DALMAZ,
ses enfants,
ses petits-enfants,
Bernard JACQUART et Danièle LEVY, son frère
et toute la famille,

ses voisins et amis,

le docteur MALBRUNOT,
Aurélie et l’ensemble du personnel soignant dévoué,


ont la tristesse de vous faire part du décès

Monsieur Daniel JACQUART

Retraité de l’Education Nationale


survenu à Valenciennes, le vendredi 22 mars 2024 dans sa 86e année.

La célébration des funérailles aura lieu le jeudi 28 mars 2024
à 10 h 30 en l'église de Le Favril, suivie de l'inhumation
dans le caveau de famille au cimetière dudit lieu.

Réunion à l'église à 10 h 15.
L'offrande tiendra lieu de condoléances.


Dans l’attente des funérailles, Monsieur JACQUART repose au Funérarium Blairon, Salon Vauban 18 Avenue Villars - 59550 Landrecies. La famille y recevra les visites lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 mars 2024 de 15 à 18 heures.

Pompes Funèbres BLAIRON

16, avenue Villars - 59550 LANDRECIES

 ✆ 03.27.84.73.92 LE CATEAU – SOLESMES

Avis de décès paru dans La Voix du Nord le 24/03/2024 

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