mercredi 15 avril 2026

Qui se souvient de la fameuse 1ère M, promo 57 61 dont Michel Bernaert a tenté de retrouver les noms et les exploits sur une photo de classe ancienne ?


 

"Chers collègues,

J'ai réussi à remettre un nom sur les visages de la première M (deux langues vivantes) : une classe très soudée et fort chahuteuse). Dans les autres classes de première de cette promo, je me souviens de Duhamel qui a lui aussi décroché l’Agrégation et a fini au ministère à un poste à forte responsabilité, de Bernard Davoine, futur député, de quelques “matheux”, mais rien de bien précis, car pour l'essentiel, c'est la Terminale philo qui m'a marqué (et orienté mon futur de l'époque).

Paul Groven a revu notre professeur de philo, monsieur Séry, qui lui a dit ne plus avoir eu, dans toute sa carrière, une classe d'un tel niveau. La cohésion y était très forte, avec des rituels chahuteurs mémorables mais sympathiques. Je me souviens du 1er avril : la disposition de la classe avait été complètement inversée, nous étions chemise et cravate – mais pantoufles – et sur le bureau du professeur, monsieur Séry, une bouteille de rouge, du pain et un camembert.

Un certain premier avril 1958 avec Monsieur Séry


Nous étions tous d'une exemplaire et inhabituelle sagesse : il ne lui restait qu'à prendre son repas, ce qu'il a fait de bonne grâce dans un silence respectueux.

Je me souviens aussi de tous les soirs, à 21h15 (avant l'extinction des feux de 21h30 : les couvercles de nos bureaux-coffres se levaient pour constituer des places fortes dans le cadre d'une rituelle bataille de pantoufles, dont les victimes majeures étaient évidemment les carreaux. On ne cherchait plus à les remplacer, et nous avions mis, là où ils manquaient, des pages du “Hérisson”, un journal, disons, léger, au papier verdâtre, du plus bel effet.

Mais je laisse ses souvenirs d'anciens combattants, nous en avons tous…

Une mention particulière pour les couilles d'Hercule, passées au papier de verre et que le soleil, rendait éclatantes et lumineuses.

Et je vous souhaite de continuer longtemps à vous investir dans ce journal qui m'impose, à moi, comme à beaucoup d'autres, sûrement, de me souvenir de la fabuleuse ambiance de l’EN

Bien cordialement et bon courage. "

Michel Bernaert


SUR LA PHOTO : 

1 Lucien François, dit Lulu, de Faches-Thumesnil, le premier à avoir décroché l'agrégation de Lettres vers 66 67, sans être passé par une filière honorifique, décédé vers 2015.

2 Paul Groven de Tourcoing. Normale Sup, agrégation de philo, professeur en classe prépa à Rouen, récemment, décédé en 2026.

3 Alain Lecomte de Lille, IPES (nous étions ensemble) CAPES lettres, prof en collège à Wattignies, mon partenaire de baby-foot à Lille

4 Bricout, même dortoir.

5 Desobry, décédé récemment, concours, général en sciences naturelles.

6 Guy Mallet dit “Tio-Mallet”. Excellent photographe, il s'était fait un labo dans la cave de la maison familiale, il était prof d'anglais au lycée, Queneau, à Villeneuve-d'Ascq.

7 Bernard Paugam, un parisien truculent, plein de paillardes et d'esprit. Germaniste, il a épousé une nordique et organisé des voyages en Suède et en Norvège.

9 Payen.

10 ?

11 Jean Misera, j'étais avec lui au collège moderne Franklin (comme tous ceux qui venaient de Lille : Buttin, Mallet, Lecomte, François, Henry…)

Un sportif de très beau vol qui faisait partie de l'équipe de handball qui avait battu l'ENSEP en demi-finale de championnat de France en 61, avant de s'incliner devant Lyon. Il a fini principal de collège sur la côte…

12 Lorelle ou Lorette, qui fut le premier à introduire son vélo à l’EN.

13 Losfeld, qui repiquait sa première

14 Casier, je crois

15 Guy Moreels, major de la promo, a fini sa carrière comme professeur d'astronomie dans une université alpine.

16 Grivillers, je crois...

17 Comble Jacques, avec qui j'ai fait du camping en fin de première.

18 ?

19 ?

20 Hurtrez

21 ? 

22 Marc Sénéchal, qui fut à ma grande honte rétrospective, notre tête de Turc, omni-accusée de tous les méfaits ou incidents : la formule « C’est sénéchal » était devenue omni-applicable.

23 ?

24 ?

25  Baracca qui, je crois, a été professeur dans les Flandres

26 Moi-même, Michel Bernaert, agrégé de Lettres à Lille

27 Albert Demets qui, je crois, anima longtemps l’amicale

28 Ducrocq

29 Divoor, qui, je crois, a enseigné l’Anglais en Flandre

30 Buttin Robert, Agrégé de lettres. Avec qui nous avons produit un manuel destiné au BTS (plus des collègues de mon lycée). Je l'avais intégré au groupe des « colleurs “ en prépa. Décédé en 2020

31 ?

32 Henry ? peut-être futur inspecteur...


 À ceux-là, il faudrait ajouter quelques personnalités marquantes, arrivées des écoles normales voisines pour la classe de philo.

 - Claude Lelièvre (Ardennes), excellent au basket (tirs de loin)  professeur à la Sorbonne, spécialiste de l'histoire de l'éducation.

 - Gilbert Ducancel, Amiens, Linguiste et directeur d’IUFM

 - Michel Kucab (Amiens) qui d'après ses étudiants parisiens à Jean Lurçat était un parfait exemple de l'esprit 68 ». Il était avec Paul Groven et moi en prépa à Nancy.

Quelle richesse ! ! !

Sans oublier ceux qui ont fait leur chemin après une première M prime...




samedi 11 avril 2026

Hommage à Paul GROVEN (promo 57 61) par son camarade de toute une vie, Michel BERNAERT

 POUR PAUL GROVEN

Agrégé de l'Université, professeur honoraire de chaire supérieure aux lycées Pierre-Corneille et Jeanne-d'Arc en classes préparatoires d'HEC, d'hypokhâgne, khâgne et Science Po, animateur des "cafés Philo" à Rouen, décédé ce 25 mars 2026 à le Petit-Quevilly (76140)

Paul GROVEN au 1er rang, 2ème à partir de la gauche, Michel BERNAERT au 4è rang, 2ème à partir de la gauche



Paul et moi étions liés par une vieille complicité née à l’ÉCOLE NORMALE de Douai promotion 57/61

Une complicité un peu inattendue : lui, reçu en tête de liste, avait eu droit à  une chambre individuelle, tandis que mon classement, plus que médiocre, me destinait aux joies chahuteuses des dortoirs.

Ce qui nous rapprocha peut-être, outre le train que nous prenions ensemble pour rentrer dans nos familles, c’était le sentiment d’être tous deux issus de familles TRÈS modestes : je me souviens encore de la toute petite maison de ses parents, au 3 d’une rue ouvrière de Tourcoing dont j’ai oublié le nom. J’y suis allé, parfois, à vélo, en partant du très modeste appartement de mes parents, à Ronchin, entre 58 et 60.


Ma première image de Paul vient d’un des premiers cours de Gym de monsieur Joly : J’avais été impressionné par la puissance musculaire de ses cuisses que j’attribuais ( à tort ?) à une pratique régulière du football. Mais, c’est le baby foot qui nous rapprocha, dans une joyeuse rivalité au café du coin de la rue d’Esquerchin et de la rue d’Arras, à Douai, puis dans un autre café du coin à Nancy …


Le vélo aussi : après le bac (en 60, donc), nous sommes allés de Lille au Touquet (140 kms, quand même...)  sur de lourds vélos, dits « randonneurs », sans entraînement, ni préparation... Il faisait chaud, ça montait et ça descendait sans arrêt... On est arrivés, épuisés... Paul ne se sentait pas très bien à l’arrivée, il a décidé de repartir, seul, le lendemain…


A la rentrée 60, il intégra la prépa à l’EN Nancy : il a raconté sa sélection par Monsieur Mériaux sur le blog et dans un récent bulletin des anciens de l’EN Douai. (cliquer sur ce lien pour retrouver cette anecdote)

Je l’y ai rejoint deux jours plus tard, probablement suite à ma mention B au bac. Commençait une nouvelle année de complicité : chambre commune, baby foot. Je n’ai pas su profiter de la chance qui nous était offerte : il a intégré l’ENS , moi plus modestement, les IPES.


Il voulait refaire un périple cycliste, d’autres projets m’attendaient : il en a souffert car il était convaincu que sa défaillance du Touquet était cause de mon lâchage.

Nous nous sommes perdus de vue, lui à Paris, moi à Lille. J’ai su sa réussite à l’Agrég, la mienne a suivi quelques années plus tard... et puis un long silence... Jusqu’à l’arrivée à Lille d’une de ses anciennes collègues de Rouen : j’ai eu son adresse, nous nous sommes retrouvés, quelques trop rares visites, d’interminables échanges au téléphone, de troublantes coïncidences ( mon fils et ses deux fils ont « fait » HEC ), des mails… Un retour à Douai pour les 50 Ans de la promo.

J’admirais son engagement dans le café philo, son courage dans la maladie... Il enviait ma désinvolture et ma légèreté ironique…


C’était l’ami d’adolescence, le complice des plus belles années et de découvertes intellectuelles majeures


Michel BERNAERT


vendredi 27 mars 2026

Le samedi 11 avril, Jean-Louis DESSAINT, promo 77-79, organise une dictée à La Gorgue. Avis aux audacieux de l'orthographe !

 


Sous l'égide de l'Association des Membres de FOrdre des Palmes Académiques (AMOPA) et le concours de la municipalité de La Gorgue.

Le texte sera proposé et lu par Monsieur Jean-Louis DESSAINT.. La correction se fera sous la forme d'une autocorrection ou par échange des copies.

Salle polyvalente du Nouveau Monde 1417, rue de la Lys (face au supermarché ALDI) Le Nouveau-Monde, commune de La Gorgue (Nombreuses places de parking)

Ouverture des portes : 14 h 00 Début de la dictée : 14 h 30

Inscriptions gratuites et renseignements : 06.87.74.91.38 - dessaint.jean-louis@laposte.net





« Un monde à venir », c'était le thème de la dictée quercitaine proposée par Christian Lelièvre dans le cadre de la semaine française ce 21 mars au Quesnoy

 Semaine de la langue française : "Jeu de la Dictée"



...À l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie, la municipalité du Quesnoy, en partenariat avec le personnel de la bibliothèque, a organisé son traditionnel Jeu de la dictée, samedi 21 mars à 14 h 30, dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville. Cette nouvelle édition s’articulait autour du thème « Un monde à venir ». Le texte, préparé soigneusement par Christian Lelièvre, invitait les participants à s’interroger sur l’avenir : entre l’essor des nouvelles technologies de communication, la déshumanisation ou encore l’appauvrissement des relations humaines.

Voici le texte :

LA DICTEE QUERCITAINE

SAMEDI 21 MARS 2026


Demain ?



De tout temps, les hommes ont toujours voulu anticiper, se surpasser, atteindre des limites insoupçonnées quels que soient les époques et les domaines explorés.

Au Moyen Âge, les alchimistes ont tenté de découvrir la pierre philosophale capable d’opérer la transmutation en or des métaux vils.


Fin de la dictée pour les juniors


Demain, à l’instar de l’Américain Armstrong, le premier homme à marcher sur la Lune le 21 juillet 1969, des astronautes aluniront à nouveau et installeront des stations programmées sur l’astre de la nuit.

Hier encore, sur son navire, le bosco utilisait le decca pour radionaviguer tout en savourant son déca aromatisé.

Demain, le Suédois volant, Armand Duplantis franchira la barre des 6,40m au saut à la perche.

Demain, les sprinters courront quatre cent mètres consécutifs en moins de 9 secondes, pulvérisant tous les records.

Demain, quantité de curistes, sereins et quelque peu assoupis, se rendront à Bagnoles-de-l’Orne dans leur(s) voiture(s) silencieuse(s), sans conducteur après avoir traversé quelques coins d’Ouche.


Fin de la dictée pour les amateurs


Passé les inévitables échecs et déceptions qui ont vu les as tiquer et les experts choir devant des équations alambiquées, des calures reconnues se sont enorgueillies de leurs découvertes et se sont fait fort de l’étude approfondie des théories économiques, du monde sidéral et du continuum spatio-temporel.

Demain, verra-t-on, sans doute, une dépendance excessive de l’intelligence artificielle, un risque de passivité intellectuelle et une mémorisation superficielle.

On nous fera accroire le pouvoir d’un levier d’apprentissage et de confort qui ne remplacera jamais la réflexion, le lien social et le jugement. Quant aux fautes d’orthographe, on en a déjà tant vu !

Espérons que l’utilisateur asservi, non fat-né, quelque grandes que soient ses connaissances, continuera à se nourrir de dizains quintessenciés et récitera à haute voix les romances épiques et endiablés de José Maria de Heredia !


Conclusion pour tous


Demain, promeneur solitaire, qui fuis ce monde dystopique, toi qu’une haleine de roses dans le vent a saisi, peut-être orras-tu les conciliabules sibyllins des elfes errants qui hantent la forêt. Un murmure d’abeilles, un vol d’hirondelles te feront l’âme divine et le cœur sans souci.



Christian LELIÈVRE

Champion de France d’orthographe

Champion de la Dictée des Amériques (Québec)


jeudi 26 mars 2026

Patrick Gaye, promo 66_71, vient de nous quitter ce jeudi 26 mars à l'hôpital de Seclin. André LÉGER, puis Jean-Paul BRIDENNE nous en ont fait part et Jean-Paul lui rend hommage dans un texte émouvant


Voici le faire-part extrait des pages de La Voix Du Nord dans son édition d'Armentières du 28 mars 2026


Patrick GAYE

74 ans

Loos

Monsieur et Madame Delphine GAYE et Arnaud BOCQUET, Madame Amandine GAYE, ses enfants,   Gustave, son petits-fils,   Monsieur Hervé GAYE, Monsieur Dominique GAYE, ses frères,   ses cousines,  toute la famille, ses amis et ses voisins,   ont la douleur de vous faire part du décès de Monsieur Patrick GAYE survenu à Seclin, le jeudi 26 mars 2026, à l’âge de 74 ans.   La cérémonie civile aura lieu le mardi 31 mars 2026, à 10 h 15, au crématorium d’Herlies, réunion à 10 heures, dans le hall.  Les cendres de Patrick reposeront au Jardin du Souvenir du cimetière Delory de Loos.   Dans l’attente de ses funérailles, Patrick repose à la maison funéraire des pompes funèbres générales de Loos, 9, rue Jules Guesde à Loos, où les salons sont ouverts de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Les codes sont disponibles auprès de la famille.









 Patrick Gaye, mon ami d'enfance, notre camarade de promotion 66/71, est décédé ce jeudi 26 mars vers 2h du matin à l'issue de 6 semaines d'une hospitalisation soudaine en soins intensifs à l'Hôpital de Seclin. Selon sa volonté, la cérémonie de ses funérailles civiles aura lieu le mardi 31 mars au Crématorium d'Herlies à 10h30 et sera suivie d'une dispersion des cendres à 14h30 au Jardin du souvenir du cimetière Delory de Loos...

Nombre de camarades de la promotion 66/71 se souviendront sans doute de notre passage partagé avec lui à l'ENG de Douai et peut-être de séquences joviales au cours de nos trois années de la 2nde à la Terminale que nous y avons passées ensemble.

Mais je veux ici apporter mon souvenir de 70 ans de proximité, ma façon plus intime de dire et de partager ce qu'il a été pour moi sur le chemin de notre temps commun de vie et autour de lui. Merci à ceux qui prendront le temps de lire notre aventure commune de 50 ans, évidemment en plus de 50 lignes écrites avec beaucoup d'émotion...



« On ne dit jamais assez aux gens qu’on les aime quand ils sont là », avec ce cri du coeur, Patrick pleurait en 2019 la disparition de Michel Augustyniak, notre ami commun depuis plus de 50 ans. 

Ce cri du cœur est tristement le mien aujourd’hui.

Patrick est parti, il n’a pas quitté et ne quittera pas ceux qui l’aimaient.

Affaibli par l’attaque virulente d’une infection et 6 semaines de traitements nécessaires pour tenter de l’éradiquer, avec les hauts et les bas des jours passés en soins intensifs, puis la fatigue morale d’une évolution dont il ne voyait déjà plus de sortie favorable, Patrick, mon camarade de parcours de toute une vie,  s’est battu désespérément conscient de son état avec un courage immense contre le sort inéluctable qui se précisait au fil des jours. 


Notre enfance puis notre adolescence commune, dans la même rue de notre village, sur le chemin commun de notre parcours scolaire qui nous a menés de notre entrée à la maternelle à l'École Primaire d’Auberchicourt dans le Douaisis, au Collège Basuyaux d’Aniche puis à l’Ecole Normale de Douai ont forgé des liens à jamais.

La retraite en 1969  de son père, le maître de CM2 à qui je dois tant, et le départ de ses parents vers Châlons-sur-Saône , région native de sa maman, nous avaient un temps éloignés pour sa formation professionnelle à l’EN de Mâcon puis le service militaire…pour lui à Sarrebrück. 

Il était aussitôt revenu pour le Nord, et Loos a été le point d’exercice professionnel de toute une carrière complète d’instituteur et de professeur des écoles à l'École Curie-Michelet mais aussi  d'ancrage familial avec la naissance de ses deux filles Delphine et Amandine. Il est le parrain de ma fille Hélène,  je suis celui d’Amandine sa fille cadette. 

Ses filles, son petit-fils Gustave, éloigné en Bretagne avec ses parents, étaient sa fierté, et faisaient la joie des moments de retrouvailles…

Oui, nous sommes restés très proches … Nos vies ne nous ont jamais écartées du chemin de nos jeunes années, et de tant d’années de complicité, dans les joies de moments chaleureux partagés qui resteront gravés dans nos mémoires comme dans les difficultés de la vie ...


Mais Patrick n’a pas été uniquement le maître d’école avec exigence, élevant les connaissances nécessaires et façonnant la réussite scolaire de  ses élèves à l’entrée au collège. Leurs succès étaient sa fierté, le reflet de l’abnégation et du travail parfois difficile et ignoré d’un «hussard de l'École Publique» comme il aimait s’en dire… Digne de la forte personnalité de son père.

Patrick, ce fut aussi à Loos l’artisan associatif dévoué de la création et de la vie du Club de Basket dont il occupa toutes les fonctions au fil des besoins du club, de président à entraîneur, arbitre, pointeur des matchs et accompagnateur des déplacements d’équipes de jeunes. Bougonnant parfois, il ne se défilait jamais et assumait.

Plus intime, sa passion pour l’Histoire en faisait un érudit à la mémoire fabuleuse, le détenteur d’un trésor de connaissances acquises par la lecture qu’il aimait faire partager, détailler en maître d’école dans les discussions ou les visites.

Et que dire de son plaisir et sa passion de collectionneur du monde de Tintin, des troupes de l’armée napoléonienne patiemment reconstituées… 

Il a pu aussi assouvir sa soif de découvrir l’Egypte, l’Europe, l’Asie, tant d’autres lieux de visites et de culture… Plus modestement, j’avais réussi à l’attirer à la découverte des Landes ... 

Ses passions culturelles plus personnelles auront été le cinéma, devenu le rituel hebdomadaire d’un critique cinéphile averti des films anciens comme des dernières sorties… Musicien, formé au solfège et à la clarinette à l’école de musique de son enfance, animateur de chorale dans son école de Loos, il s’est aussi passionné pour le monde des opérettes et des concerts donnés à Lille …

Tant encore à dire ...

Merci Patrick, pour le bonheur des moments partagés, pour ton affection, pour ton attention portée aux autres...

Dans nos mémoires, notre chemin ne s’arrête pas là ...



Jean-Paul BRIDENNE, promo 66 71


Sur cette photo de retrouvailles en 2018, on reconnaît assis Michel AUGUSTYNIAK, André LÉGER, et debout, Jean-Paul BRIDENNE et Patrick GAYE