mardi 22 mai 2018

Renaud Merlin, de la promotion 66-71 n'est plus

Jean-Paul Bridenne nous informe du décès de Renaud Merlin : "Je viens d'apprendre en parcourant "Aniche News" le décès de Renaud Merlin, ancien instituteur de l'Ecole Basuyaux, ancien élève du CES d'Aniche et de l'ENG de Douai promo 66/71" :






Pour rappel, la liste alphabétique complète de la promotion 66-71 :


Augustyniak Michel, Bailleul Jean-Paul, Bailleux Patrick, Bar Marcel, Barbet Philippe, Barbier Jacques, Bataille Robert, Berlinet Alain, Bertin Yves, Bielen Jean-Pierre, Billoir Pierre-Henri, Boidin Roger, Bossy Jean-Yves, Boudzy Marc, Bouquet Jean-Marie, Brasseur Michel, Bridenne Jean-Paul, Brouta Luc. Cabarez Pierre. Caliné Francis. Camerlynck Christian. Capiez Vincent. Carpentier Pascal. Castel Francis. Châtelain Jean-Pierre. Clairbaux Gérard. Clowez Philippe. Coquet André. Coolen Didier. Cornil Jean. Costantino Bruno. Coudevylle Jacques. Coulon Jean-Pierre. Dabrowski Edmond. Daussy Henri. Dailly Gilbert. Decroix Didier. Defossez Alain. Dehondt Michel. Dehove Jean-Marie. Delille Bernard. Delille Claude. Denhez Alain. Depinois Régis. De Potter Robert. De Saint Aubert Joël. Devaux Jean-Marie. Devred Jean-Luc. Dhorne Jean-Michel. Dorchies Michel. Dorsimont Guilain. Dubar Roger. Duchemin Marc. Duez Emile. Dufour Jean-Marie. Dumalte Reynold. Duponchel Gérard. DUPRAT Paul. Durieux Daniel. Dusart Jacques. Dyckmans Jacky. Fabbri Michel. Facon Roger. Famiglietti Antoine. Ferrocino Carlo. Fontaine Daniel. Fontaine Thierry. Fougnies André. Gaïda Reynold. Gaillard Jean-Pierre. Galois Yves Marie. Gaye Patrick. Germano Alphonse. Glorieux Jean-Pierre. Godfroy Bernard. Grassart Patrick. Grzegorek Edouard. Guérin Edmond. Guilbert Michel. Hallez Alain. Hanon Gérard. Hellot Pascal. Heyte bernard. Hidot Serge. Hornez Jacques. Humez Jean-Pierre. Huloux Paul. Jacquart Serge. Jeannin Claude. Krawiec André. Korus Eugène. Landas Bernard. Lartigot Jean-Claude. Laurent Patrick. Lavalard Pierre. Lavallée Roland. Leclercq Jean-Michel. Ledoux Joel. Léger André. Lemang Daniel. Léger Jean-Claude. Lenoir Francis. Lepage Jean-Pierre. Leroy Jean-Paul. Lesone Jean-Pierre. Lesur Christian. Lhoir Bernard. Lippevelde Daniel. Livoye Bernard. Lugand Bernard. Maquignon Jacky. Mariani Yves. Masclet Georges. Melaerts Henri. Merlin Renaud. Mislanghe Jean-Jacques. Mlodorzeniec Bernard. Monier Jean-Paul. Montagne Lionel. Moulart Christian. Mouton Didier. Musielak Georges. Ovion René. Pakosz Alain. Pawlaczyk Jean-Louis. Peers Jean-Michel. Pennel Patrice. Perlein Jean. Pernak Marc. Petit Jean-Marc. Philippot Jean-Claude. Pizzuti Nicolas. Plocinak Michel. Plouchart Michel. Ponthieux Régis. Pouilly Michel. Poulin Alain. Quicampoix Christian. Régnier André. Ricci Hervé. Richard Albert. Roosebeke Dominique. Saeleuve Michel. Sagnier François. Segard Alain. Simon Marcel. Slimani Michel. Sonneville Christian. Stienne Bernard. Szklarz Jean-Pierre. Thys Dominique. Toumelin Daniel. Urbancik Dominique. Valdher Gérard. Vandevyvere Daniel. Vanpeene Michel. Vast Jean-Paul. Vaucelles Bernard. Vercagne André. Vesin Gérard. Veys Jean-Michel. Vitaux Luc. Walkowiak Jean-Charles. Waymel Bernard. Wegscheider Claude.

Liste 66-71 des externes reçus au concours en 1966 et qui ont rejoint l’ENI en 69 après 3 ans passés en lycée

Anicotte Claude. Bauduin Alain. Boucher Jean-Pierre. Bobby Paul. Brangers Patrice. Carlier Jean-Pierre. Covain  Michel. Dehon Marc. Dewitte Marc. Fassard Bernard. Felez Roland. Feron  Jean-Marie. Guillaume Bernard. Heloir Edmond. Laisne Bernard. Légarez Jean-Louis. Machu Roger. Maes Jean Raphaël. Magy André . Mannechez Patrick. Pamelard  Alain. Pihet Gilbert. Poirette  Bernard. Preux Jean-Michel. Richez Pascal. Sachy Michel. Taquet Ghislain. Thiéry Didier. Tierce Roger. Truck Jean-Luc. Vanbelle Jacques. Vandemeulebroucke Jean-Luc. Wasson Francis. Bernard Christian. Saladin Yves.

jeudi 3 mai 2018

Victor Beauvois de la promotion 54 58, ancien inspecteur de l'Éducation Nationale, nous a quittés































C'est Aldebert Valette, son ami,  de la promo 51-53, qui nous a prévenus du décès de Victor Beauvois, survenu le 31 janvier 2018. Et de nous rappeler ce fait d'armes le concernant, lors de son passage à l'école normale de Douai, en plein procès de Bordeaux des assassins d'Oradour sur Glane. 
"Le 12 janvier 1953, s'ouvre le procès des responsables du massacre d'Oradour. Parmi les accusés, 11 Alsaciens, des « malgré eux » qui ne seront pas jugés parce qu'une loi votée pour l'occasion, les disculpe de toute responsabilité collective. Victor Beauvois, en classe de FP, dont le père, grand résistant, a été abattu par la police en 43, ne l'admet pas et, soutenu par ses camarades le fait savoir aux jeunes alsaciens qui, venus en stage à l'école normale pour corriger leur accent, ne s'en expriment pas moins, entre eux, dans leur dialecte. S'ensuit une violente bagarre que les autorités de l'école normale ont bien du mal à faire cesser. Il est mis fin au stage des Alsaciens le jour suivant."

Dans son livre "PARCOURS ON SÈME POUR LA VIE", Aldebert Valette rappelle un moment fort de l'histoire de Victor Beauvois, en rapport avec son engagement politique :


page 50


page 51








page 52







samedi 28 avril 2018

QUEL AVENIR POUR LA TAPISSERIE "LIBERTÉ" ? (reproduction de l'article de la Voix du Nord de Douai, paru le 28 avril 2018)



« Liberté » n’a pas sa place dans les réserves du musée de la Chartreuse  PAR BERTRAND BUSSIERE    



«Liberté» a été dessinée dans la clandestinité par Jean Lurçat. La tapisserie a été tissée à Aubusson, au nez et à la barbe des Allemands.
En 1943, Jean Lurçat fait tisser à Aubusson, à la barbe des Allemands, sa « Liberté » citant le poème d’Éluard, autour   d’un soleil surmonté d’un coq bleu, blanc, rouge. Un acte de résistance. Acquise par l’École normale de Douai, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, cette œuvre majeure mérite d’être exposée dans un musée. 
« Sur la santé revenue, sur le risque disparu, sur l’espoir sans souvenir, j’écris ton nom. » Tout en dévorant de bon appétit leur steack purée, des milliers de futures institutrices se sont récitées mentalement le célèbre poème de Paul Éluard :Liberté.
C’est une pièce d’une certaine valeur qui aurait toute sa place ici étant donné qu’elle a été tissée à Aubusson. 
Du temps de l’École normale de filles de Douai, au centre du réfectoire, était accrochée une grande tapisserie (3,27 m sur 2,40 m) signée Jean Lurçat. Le nom de l’artiste est éclipsé par le titre de l’œuvre brodée aux fils d’or : Liberté. Monique Leblanc, promo 1964-68, nouvelle présidente de l’Amicale des anciennes et anciens élèves de l’École normale d’institutrices de Douai, se souvient des deux quatrains tissés sur l’œuvre. En dépit d’avoir eu sous les yeux depuis longtemps la tapisserie de basse-lice, chaîne coton, trame laine.

UNE ŒUVRE QUI A LONGTEMPS ATTENDU SON HEURE

La tapisserie de l’artiste peintre et peintre cartonnier (1892-1966) croupit depuis des années dans les réserves du musée de la Chartreuse. Au corps défendant d’Anne Labourdette, la conservatrice : « Ça fait des années que je dis que la tapisserie doit être exposée. » D’ajouter : « Mais, au musée, je n’ai pas la possibilité. Une tapisserie doit être accrochée sur des pans inclinés soutenus sur toute la surface. L’exposition à la lumière doit être contrôlée : en dessous de 50 lux. Et elle ne doit pas être soumise à des variations hygrométriques ».
À 600 km de Douai, à Aubusson (Creuse), Catherine Giraud, documentaliste à la Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé, est partante pour lui accorder un pan de mur. « C’est une pièce d’une certaine valeur (elle l’estime autour de 15 000 €) qui aurait toute sa place ici étant donné qu’elle a été tissée à Aubusson. » Même chose de Béatrice Bardon, sa consœur du musée de Saint-Martin-des-Tours, dans le Lot : « Je vais faire une demande officielle de dépôt ».

DEUX VERSIONS

De Liberté, il existe deux versions. La première version, tissée en 1943, est l’œuvre de Suzanne Goubely-Gatien. La seconde, de 1952, très modifiée par Lurçat (pas de bordure, présence d’un serpent, quatre quatrains) fait partie de la collection des Musées d’Angers.
Jean Lurçat connaissait la directrice de l’École normale de filles, Mlle Paule Parent. « Tous deux ont été résistants, raconte Monique Leblanc. MlleParent se désespérait de l’ouverture d’esprit des filles. » La tapisserie de Jean Lurçat qui « manie avec habileté métaphores et figures imaginaires pour suggérer les malheurs de la Guerre, les menaces qui pèsent sur le monde mais surtout l’espoir porté par la Résistance et la création artistique », comme écrit dans le catalogue d’exposition consacré à l’œuvre de Jean Lurçat, en 2016, à la Galerie des Gobelins, vaut un long discours.
Mais encore faut-il qu’on puisse s’ébaubir devant la tapisserie…

NB Depuis cet article, la tapisserie en question est conservée au musée de la Chartreuse à Douai et exposée exceptionnellement chaque année lors des journées du patrimoine (précision apportée ce 10 avril 2025)

Une histoire singulière 


Combien existe-t-il de versions de Liberté ? Deux. « Mais un tirage peut aller jusqu’à huit exemplaires. Jean Lurçat n’en a toutefois jamais fait autant », précise la Lotoise Béatrice Bardon. La première version, la « Douaisienne », a été tissée chez Goubely, la seconde dans les ateliers Picaud, à Aubusson. Suzanne Goubely dit que les Allemands sont entrés dans l’atelier pendant le tissage.
COMME UN AIR DE GUERNICA
La tapisserie étant tissée à l’envers, ils n’ont pas compris le message. Fort heureusement ! « C’est une œuvre de la même veine que Guernica », n’hésite pas à dire Béatrice Bardon. La tapisserie deviendra après-guerre une ode à la Résistance.

Les amicalistes veulent-elles   s’en séparer ?  

« À l’époque, c’était un crève-cœur pour les amicalistes de s’en séparer. Il m’a fallu six mois pour l’avoir », raconte Béatrice Bardon. En 2016, pour le cinquantenaire de la mort de Jean Lurçat, le musée de Saint-Martin-des-Tours présente une rétrospective.
Liberté est acheminé depuis Douai. « Tout Douai est venu dans le Lot », sourit-elle aujourd’hui.
« LA VILLE N’EN EST QUE LE GESTIONNAIRE»
Si ça ne tenait qu’à elle, la conservatrice douaisienne Anne Labourdette se séparerait illico de la tapisserie. « La ville n’en est que le gestionnaire, dit-elle. J’ai reçu plusieurs fois des amicalistes pour leur dire que la décision leur appartenait. En pure perte. Je leur ai même donné un modèle de convention de dépôt. Avec une convention, elles ne cèdent pas leur titre de propriété. Le musée d’Aubusson peut mettre les moyens pour venir la chercher. Jusqu’à présent, elles voulaient que l’œuvre reste à Douai. Je ne sais plus quoi leur dire. »

AUBUSSON SE VERRAIT BIEN ACCUEILLIR LA TAPISSERIE

À Monique Leblanc, nouvelle présidente de l’amicale, de convaincre les adhérentes queLiberté aurait toute sa place à Aubusson, à Saint-Martin-des-Tours, ou ailleurs. Un choix cornélien, là encore.

jeudi 12 avril 2018

Jubilé de la promotion 64 68.Une belle rétrospective en vidéo et en images préparée par André Pruvost










Notre voyage de promotion, marquant la fin de nos 4 années d’études à l’EN,  devait se dérouler en mai 1968, la destination choisie étant la Tunisie.Evidemment, cela ne s’est pas passé comme prévu !  50 ans plus tard, il fallait donc rattraper le coup !  

Environ 80 camarades de notre promotion ont été retrouvés. 27 ont participé au jubilé. 19  compagnes nous ont accompagnés.
Pour la petite équipe qui s’est mise au travail dès 2014, plusieurs challenges devaient être relevés.
D’abord, comment se reconnaître après toutes ces années ?  Un trombinoscope comparatif a été mis au point un mois avant le jour « J »  Chaque jubilaire nous a envoyé une photo récente. Nous avons mélangé le tout avec nos trombines d’époque relevées sur les photos de classe. Le jeu consistait à rapprocher les 2 clichés.
Le jour J, nous avons muni chacun d’un badge avec son identité et sa photo d’époque. On évitait ainsi de se demander toute la journée : qui c’est celui-là ?
Calme absolu devant le monument aux morts pour saluer la mémoire des normaliens de Douai qui n’ont pas eu le temps de voir leurs élèves. Le temps quand même pour nous de vérifier que tout le monde était bien arrivé et avait  fixé son badge.
On pensait  naïvement que les souvenirs remonteraient à la surface au fur et à mesure que le champagne descendrait dans les bouteilles. Erreur : les souvenirs sont remontés tout seuls, bien avant la première coupe !
Un petit film d’une demi-heure avait été conçu en mixant les photos d’époque avec les chansons d’époque : quand on mélange les souvenirs visuels et sonores, l’effet est saisissant.  Tellement saisissant que plus personne n’écoute les commentaires pourtant élaborés minutieusement.
Nos compagnes découvrent nos pitreries d’ado. Et finalement, quand est-ce que vous travailliez ?  Souvent. Mais pendant les cours et  en étude surveillée, on ne pouvait pas prendre de photo.
Séquence nécrologie : nos camarades disparus défilent sur l’écran. Ainsi soit-il   ou comme disent les Beatles : let it be    C’est la musique que nous avons choisie pour leur rendre hommage. C’est aussi à ce moment précis que nous rajeunissons de 50  ans.
A la cantine…c’était très bon d’après ce que nous ont dit nos compagnes.  Pour nous, la quantité de souvenirs qui sortait de notre bouche rendait l’ingestion des aliments difficile, puisque tout passe par le même trou. On fait donc confiance à nos compagnes : ça devait être très bon.
C’est fini. Personne n’ose dire : à l’année prochaine… Mais tout le monde y pense.
Qui va prendre l’initiative ?

De la part d’André PRUVOSTPour l’équipe qui a organisé ces retrouvailles.


Discours de Robert FOURIOT


Le dimanche 8 avril 2018 au cours de la journée des retrouvailles de la promotion 1964/1968 de l’Ecole Normale d’Instituteurs de DOUAI

Je me souviens de Georges Hage,  dit Johage,  qui après avoir tenté de nous apprendre à nager au prix d’efforts très mesurés,  entama une carrière dans d’autres eaux, moins aseptisées,  celles de la politique.
Je me souviens de ce professeur de musique qui,  avec  talent et patience,  réussissait  à nous apprendre des airs difficiles du répertoire classique. Nous qui dans nos milieux modestes n’avions pas toujours eu l’occasion de taquiner la muse, découvrions et interprétions très  honorablement « La romance à l’étoile », « l’air de Papageno », « le bouillant Achille », ou autre « Largo de Haendel ».
Je me souviens de Monsieur Dubus, du rituel de début de l’heure par une courte interro orale : « Who is John ? », « John is a boy », « Eighteen », ce 18, faute de faire de nous des virtuoses de la langue de Shakespeare, permettait au moins d’améliorer la moyenne.
Je me souviens du vendredi soir à la cantine, quand nous chantions à tue-tête « Vive le vent, vive le vent, vive le vendredi, car demain c’est samedi et on fout l’camp d’ici ».
Je me souviens du ciné-club, « les yeux sans visages », « la Marseillaise », « le caporal épinglé », « la grande illusion », des sorties au petit  théâtre bonbonnière de Douai ; notre comportement n’y était pas toujours exemplaire. , dans le rôle de Don Juan, s’est interrompu, a déclaré qu’il attendait que nos conversations plus importantes que le texte de Molière s’achèvent. Une belle claque pour les futurs enseignants.
Je me souviens des aide-mémoire de Grec et Latin qu’on nous fit acheter sans qu’aucun cours de langue morte ne fût jamais prodigué dans ce vénérable établissement entre 1964 et 1968.
Je me souviens du séjour à Fourmies et Anor, des plongeons dans le lac glacé, sous l’œil impavide (et un peu vide) de Johage, déjà nommé, des après-midi où nous herborisions sous la houlette de Monsieur Gibon, avec un enthousiasme que nous avions du mal à dissimuler.
Je me souviens des mets de choix que nous dégustions à la cantine. La confiture à base d’alginate de sodium nous a laissé un souvenir ému.
Je me souviens du couple mythique Popaul et Miss Doum, les Sartre et  Beauvoir de la rue d’Arras.
Je me souviens de Cazenave, qui faisait chanter son accent du Sud-Ouest dans la salle de sport, et nous lâchait sur le goudron du terrain pour des parties de rugueby endiablées, à la suite desquelles l’infirmière, médusée, voyait venir des cohortes d’amochés.
Je me souviens des petits matins blêmes où un prof de gym sadique nous emmenait faire un « canal » ; nous partions d’un pont pour gagner le suivant, un pont trop loin, invisible dans la brume ; nous traversions et revenions  par l’autre rive en crachant ce qui nous restait de poumon.
Je me souviens des Lagarde et Michard, tant décriés par l’intelligensia, mais qui nous firent découvrir les trésors de notre littérature.
Je me souviens des aventures de Zorro et du sergent Garcia, qui passait sur la première et unique chaîne de l’ORTF, le jeudi soir. Afin d’être bien placés, certains camarades faisaient l’impasse du dessert pourtant succulent du souper, pour se précipiter vers la salle de télé.
Je me souviens de Johnny qu’Antoine voulait mettre en cage à Médrano,  de ses portes du pénitencier devenues pour nous les portes de l’école normale qui  bientôt allaient se refermer. En 1885, 1 million de personnes assistèrent à l’enterrement de Victor Hugo ; en 2017, les funérailles de Johnny ont déplacé une foule aussi nombreuse, plus un président.
Que de progrès accomplis en 150 ans.



Petite rétrospective en images de la journée rassemblées dans cette vidéo :





La fête est finie.




Je remercie bien sincèrement les camarades qui m’ont dit  leur satisfaction pour l’organisation de cette journée.  Mais, avec les moyens modernes, notamment l’annuaire et le courrier électroniques, ce n’était vraiment pas difficile. Certes, il fallait en prendre l’initiative. Ma crainte était que peu de camarades s’engagent, ou que vous ne vous reconnaissiez pas, ou que les souvenirs tardent à poindre. Sur tous ces points, je pense que les présents sont, comme moi,  satisfaits.
Je voudrais associer à nouveau Marc Delmotte qui est partant depuis le début et qui a retrouvé des camarades bien « planqués » Jean Bernard Marlier pour son trombinoscope « comparatif »  et pour le film des événements qu’il est en train de réaliser, et Jean Alain Strady qui m’a remotivé à l’approche du jour « J »
L’an prochain, le banquet des anciens est fixé au dimanche 7 avril.  Ce sera une année sans jubilé. En effet, la promotion qui devait fêter son cinquantenaire, la 65/69, a bénéficié de 2 ans de FP et n’est donc sortie qu’en 1970. Donc, si quelqu’un se sent une âme d’organisateur… Sachez cependant que le Conseil d’Administration de l’amicale a décidé de réserver dorénavant le banquet aux adhérents.

Il me reste à vous donner rendez-vous pour le centenaire en 2068. Vous pouvez compter sur moi pour l’organiser. D’ici là, si vous le voulez bien, à vous de jouer.
Dédé

dimanche 1 avril 2018

Didier Serrurier, ancien normalien de Douai, retraité de l'Éducation Nationale, n'en finit pas de créer et produire avec talent

Didier Serrurier, le poète seclinois aux multiples casquettes

Impossible de faire entrer Didier Serrurier dans une case. Retraité de l’Éducation nationale, adjoint PS au maire PC de Seclin (devenue grâce à lui « la petite ville de la chanson française »), créateur du « moving », l’homme vient de publier un recueil de poésie. Inclassable, à son image.La Voix du Nord | 01/04/2016 

Politique, musique, littérature, sport... Didier Serrurier est un touche-à-tout passionné.


   
Fils d’ouvrier, devenu enseignant plus par choix familial que par vocation, il a «  adoré son métier  ». Fondateur du club de karaté, de moving, de capoiera et de yoga de Seclin (le MYCS, dont il est le directeur technique), Didier Serrurier est président de la Fédération française de moving. Adjoint à la culture du maire de Seclin, militant socialiste depuis 30 ans (après s’être cherché, entre maoïsme, trotskisme et Jeunesses communistes) le sexagénaire est fan de musique française, un peu musicien, amoureux des livres et des mots. Côté look ? Le costume, très peu pour lui. L’élu au cheveu rare et à l’œil pétillant lui préfère d’improbables tee-shirts sous une veste en jeans.
Depuis l’âge de 10 ans
«  J’ai toujours écrit, depuis l’âge de dix ans, y compris des poèmes, raconte celui qui a aujourd’hui 64 ans. Un de mes copains m’avait «dénoncé» auprès de mon père, en lui disant que j’écrivais des romans d’amour pendant l’étude…  ». Le retraité d’aujourd’hui se dit qu’il aurait aimé être avocat ou journaliste, mais pour le petit Didier de Templemars, ce fut l’École normale, dès la troisième, «  car les études étaient prises en charge  ».
Très vite, c’est auprès de ceux qu’on appelait alors les « cas sociaux », dans une école de Bondues, que l’instituteur se réalise. Puis en SEGPA, au collège de Seclin. «  Je faisais du théâtre et de la chanson française avec les élèves (…) À dix-douze ans, ma trousse faisait office de micro et j’organisais des concerts dans ma chambre. Maintenant, je le fais en vrai  », rigole cet admirateur d’Eddy Mitchell, qui apprend le piano au centre municipal d’expression musicale (CMEM).
Spectacles, pièces de théâtre, programmation...
Il a monté La Môme chante Piaf, et Eddy Birthday To You sur la scène seclinoise. Et ces dernières années, sous sa houlette, le service culture de Seclin a fait venir moult vedettes, dont Michel Delpech, la Grande Sophie et Kendji, dans le cadre de « Seclin, petite ville de la chanson française ». À chaque fois, Didier Serrurier joue avec délices les M. Loyal.
Il a écrit trois pièces de théâtre, dont Mon petit cornichon rouge, jamais publiées mais souvent jouées dans des collèges et lycées. Retraité depuis six ans, il a aussi deux romans dans ses tiroirs. Mais sa première publication, qui sort ce week-end, c’est… un recueil de poésie (lire ci-dessous). «  Les rimes me viennent toutes seules. Ça peut être quand je fais la vaisselle. Je m’arrête et je note une ou deux phrases… Le poème sur Michel Delpech, je l’ai écrit en une heure après sa mort.  » Ses thèmes de prédilection : les femmes, le sexe, la mort, la nuit, le beau et le moche, Eros et Thanatos. Des poésies en rose et noir, souvent en alexandrins. Mais pas toujours. Inclassable, décidément.

Sur son profil Facebook, Didier Serrurier a réagi à la publication de cet article dans la Voix du Nord :

"En fait, j’ai écrit 3 pièces de théâtre, 2 livres sportifs, 2 recueils de poésie ( à fort tirage pour ce type d’écrits). Actuellement en cours, 2 romans (que je ne finirai sans doute jamais car, si j’en lis énormément - c’est généralement la facilité pour ce genre littéraire et donc plus pour la distraction- ce type d’écrit me semble bien moins vrai que le théâtre avec son unité de lieu et de temps et beaucoup moins profond et artistique que la poésie ), 1 pièce et 1 spectacle pour l’automne, 1 recueil en collaboration avec l’artiste plasticien André Hembert et très gros projet, un livre sport, art et santé sur le Moving, le Gwo Ka et le Fight Moving en collaboration avec Guimbi Gyslaine. Bon, on ne va pas s’ennuyer car pour le projet avec André Hembert, il y a, au delà des œuvres, un gros travail de compo et pour celui sur le Moving, la mise en page avec plus de 100 photos... pas sûr d’être dans les temps. Mais, on verra!"
Didier Serrurier

lundi 26 mars 2018

LE TEMPS CE GRAND SCULPTEUR, ou les Copains d'abord, par Jacques Devienne et Hervé Delsart

En faisant ma promenade quotidienne sur « facebook » j'ai éprouvé, ce matin, une vive émotion. Mon camarade de classe, Hervé Delsart, (seconde A en 1967) a posté une photo de copains qui formaient le groupe « Les copains d'abord » en 1971 : Alain Wanbre, Dominique Dehan, Christian Tampere, Hervé Delsart et Christophe Dubois.

Alain Wambre(+), Christian Tampere, Dominique Dehan (+ 21/03/2018), Hervé  Delsart, Christophe Dubois.


Ému parce que cette photo fait écho à une rencontre récente avec Daniel Vercrusse (dit « bébé Vercrusse » par Popaul car il était l'un des plus jeunes de la classe). Au cours d'un sympathique repas dans un estaminet flamand nous avons ravivé des souvenirs et évoqué plus spécialement certains de ces camarades ; Alain Wambre (qui était dans la même classe de 3ème que Daniel) et Michel Saleuve.


Alain Wanbre


Daniel Vercrusse



Michel Saleuve





Daniel m'a permis de reproduire quelques photographies de l'époque et, bien sûr, quand on les met en regard avec celles d'aujourd'hui on a un peu le vertige ; le temps a passé et a laissé quelques traces... 
Jacques Devienne et Daniel Vercrusse aujourd'hui

Mais pour chasser la nostalgie qui revient je repense au livre de Marguerite Yourcenar « Le temps ce grand sculpteur » dans lequel elle tente d'en gommer les aspects négatifs en montrant que le temps fait aussi oeuvre de reconstruction...

Jacques DEVIENNE

dimanche 18 mars 2018

En cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, Michel Wencel, (promo 54 58) collectionneur passionné nous a fait parvenir ces quelques cartes postales fabriquées pour certaines comme des objets d'art, à partir de feuilles d'arbres naturelles, de dentelles et broderies et dont le texte ne manque pas de nous émouvoir rétrospectivement


Alsace, 3 août 1917, Un bien gros baiser à ma chère petite Didie de son Papa




Carte avec rabat brodé, sous lequel est écrit : "Tous mes souhaits de Bonne Fête à ma chère Mère de France"
Le texte est retranscrit ci-dessous par Michel Wencel :



Carte brodée envoyée le 1 avril 1915 


"Devinez qui vous envoie ce petit poisson ? Gage de ma respectueuse affection. Je vous l'offre de tout coeur. Il vous portera bonheur" (L'histoire ne dit pas si l'auteur de cette carte postale envoyée un certain 1 avril 1915 par Monsieur Robert Chevrier, de l'hôpital 31 de Pougues-les-eaux dans la Nièvre a survécu lui-même

mardi 13 mars 2018

Le bulletin 2018 de l'amicale des anciens normaliens de Douai





Si vous ne l'avez pas reçu, vous pourrez le commander en prenant contact avec Alain Carré, trésorier de l'amicale, dont les coordonnées figurent ci-dessous dans le bulletin d'adhésion à l'amicale et le bulletin de participarrtion au banquet de l'amicale prévu à L'ex ENI de Douai, rue d'Arras, le 8 avril prochain :



dimanche 11 mars 2018

Retrouvailles mémorables à Cuxax d'Aude entre deux normaliens de Douai, après 45 ans...

Bonjour aux anciens de la promo 66-71, ainsi qu’à tous ceux de l’amicale des anciens.



Ces quelques lignes pour vous relater nos retrouvailles effectives  Roger DUBAR et Édouard GREGOREK après nous être perdus de vue pendant plus de 45 ans.



Nous avons effectué notre scolarité de la seconde C à la Terminale C puis notre formation professionnelle 69-71, dans les mêmes classes puis après l’EN nous nous sommes perdus de vue et avons suivi des parcours différents.

La déhiscence des nominations nous a menés pour l'un à travers le monde via la Nouvelle
 Calédonie pour arriver à Tahiti, pour l'autre à travers la métropole avec une longue pause en Normandie, puis ils se sont enracinés à Tahiti pour Edouard et en Occitanie pour Roger.

Édouard a eu l’occasion, étant en France en avril, de participer aux banquets des anciens d’avril 2014 et 2015, ensuite il n’a pas  pu participer au jubilé de 2016 ni au repas de 2017 n’étant pas en France à ces dates.
Au banquet des anciens d’avril 2014, il a pu revoir et discuter avec Mr JOLY dont ce fut sans doute la dernière participation à un banquet

Édouard en regardant les photos des participants de la promo 66-71 présents au jubilé de 2016 a cru reconnaître Roger DUBAR, ce qui s’est confirmé quand André LÉGER  a diffusé la liste des anciens de la promo 66-71, mise à jour, et  où figuraient les coordonnées de Roger DUBAR .
D’où coup de téléphone de Tahiti par Skype à Roger qui fut des plus surpris….
Promesse fut faite de se revoir en 2017 ce qui eut lieu le 4 septembre 2017.

Nous avons passé 2 jours superbes à CUXAC d’AUDE chez Roger, à nous remémorer nos souvenirs, à refaire le monde et parler de nos passions respectives.

Édouard  a pu faire de l’une de ses passions l’informatique, son métier : Professeur d’Informatique en BTS Informatique.
Celle de Roger est assez surprenante : la restauration de voitures anciennes dans laquelle il excelle, comme le montrent les photos des voitures qu’il a restaurées.




Rendez vous fut pris pour nous revoir en septembre 2018.

Roger sera présent au banquet d’avril 2018, mais Edouard étant à Tahiti à cette date ne pourra y participer, mais sera de tout cœur avec les participants.


Amicalement.

Roger DUBAR et Édouard GREGOREK

samedi 10 mars 2018

Petite séquence rétro 1964 proposée par Pierre Legrand, transmise par Gilbert Kesmaecker de la promo 61-65

Vidéo transmise par Pierre Legrand



Elle représente quelques moments de l'année 1964. C'était la 4ème année pour la 61-65
Celui qui fait les grimaces au début, c'est Gilbert Kesmaeker, le blond que je prends par l'épaule c'est Yves Outtier, on reconnaît aussi JCL Jajkiewicz, le grand costaud c'est Alain Mixte 

L'envoi était accompagné d'un courriel explicatif des circonstances de la transmission de ce film, que nous vous livrons tel quel :


Hello Gilbert,

Un premier essai.
La conversion actuelle affecte la qualité. Le poids du document risque également de retarder l’enregistrement
Tout dépend aussi de la capacité de réception chez toi.
J’ai d’autres solutions en tête mais peut-être que celle-ci sera suffisante : la séquence ne vaut pas un César (tu aurais pu avoir celui de la musique mais l’éditeur vidéo a refusé au prétexte que le morceau était trop court!!!).
Amicalement

Pierre LEGRAND



Suite à cette parution Gilbert Kesmaecker ajoute ces précisions :


Je peux compléter l'info quant à certains noms. On y voit également JCl Carton , Clovis Blas (le très grand) , Jacques Pasquier,  Raymond De Potter.
Cette vidéo m'a été transmise par Pierre Legrand, qui était talonneur dans l'équipe de rugby entraînée par Monnard, Blas était deuxième ligne.


De son côté, Michel Bonfils , sur Facebook, écrit :

"J'ai reconnu Francis Dehen et peut être Jean Claude Carton."

mercredi 7 mars 2018

vendredi 2 mars 2018

Sonnet à la gloire de Christian Lelièvre, de la promo 54-57, par Paul Majowski (promo 58-62)

Pour Christian Lelièvre.
Champion de France d'orthographe.
Champion de la dictée des Amériques. (Québec).





​L'orthographe est le lieu où d'antiques piliers
​Laissent toujours sortir de brillantes paroles.
​Nul autre que Christian ne peut tenir le rôle
​Du gardien exégète, sa tâche nous rallier.

​Comme de longs soupirs dans la salle proférés,
​Les phonèmes et morphèmes s'articulent doctement,
​Les candidats transpirent et progressent savamment,
​Les poteaux entourant leur pilier préféré.

​Les fronts soucieux se plissent,les lèvres sont raidies,
​Dans l'atmosphère tendue de l'amphi surchauffé,
​Les neurones s'affolent, suit la tachycardie.

​Découvrez tous les pièges de la dictée truffée,
​Ils furent par Christian minutieusement ourdis
​Pour un public choisi, de savoir assoiffé.


Paul Majowski (promo 58-62)
02/03/2018


Ci dessous, la dictée de l'AMOPA spéciale Avesnois, créée par Christian Lelièvre :


Voici la vidéo de la dictée du 30 juin 2016 en public à l'ESPÉ de Lille. Lecture par Christian LELIEVRE, Vice champion du monde de la dictée des Amériques en 2007
Rediffusion du direct de la journée des partenaires de l'ESPE LNF du 09/06/2016