dimanche 18 janvier 2026

Souvenirs de Pierre DUFOUR, promo 68-73, à la lecture du bulletin 123 de l'amicale

 Bonjour aux acteurs efficaces de l'Amicale des anciens élèves de l'école normale d'instituteurs à Douai. 

En ce lundi 12 janvier 2026, je reçois le « Bulletin n°123 » et c'est un moment bien agréable, émotions..., donc merci aux réalisateurs et à Monsieur Jean Marie Devaux. 

Bien sûr, je lis, cherche des têtes croisées, connues, et il y en a !, pas très nombreuses, mais je vais connaître quelques surprises avec ce bulletin. (au risque d'ennuyer, je vais préciser !) 

- Comment ne pas aussitôt envoyer le montant de mon adhésion pour 2026 dans ces conditions ? - Et hop, un petit virement..., c'est fait. - (quand je bois un « verre », j'annonce alentour : « c'est peut-être le dernier » alors, profitons!) 

Je ne vais pas vous dérouler du Arthur-Carême ni du Maurice-Rimbaud à la manière de Geneviève Tabouis car j'étais en section C à l'ENI ! 

Tout ça est bien lointain à présent, mais les souvenirs, les traces sont bien là. A 72 ans (promo 68-73 comme on se dit... waouh), je sais que je dois toujours le respect à de plus anciens et beaucoup à mes maîtres à l'école normale (et aux autres) qui ont infléchi et guidé mon parcours de vie. 

-J'ai le défaut d'être bavard, je vais énormément résumer et le lecteur retaillera à son goût 

On ne peut pas citer tous / toutes, mais j'ai envie, (sans hiérarchie) d'évoquer certains... pas pour d'identiques raisons. 

Bien sûr, Monsieur Paul Dumont et sa femme, m'ont marqué. Je n'oublie pas le sourire de « popaul », sa trop brève retraite est bien triste... Heureusement ils sont toujours un peu avec des normaliens dans leur tête, ...et dans le bulletin 123 aussi. 

Page 9... 

Ma vie s'est articulée à partir d'aléas, d'inattendus. Je n'ai été enseignant que peu d'années (je suis très gêné, de ce fait, d'être cité au bulletin), mais ce sont des années qui marquent une vie. Et dans ma famille, nombreux étaient celles et ceux des professions d'enseignants (et sont encore). 

Aussi j'ai connu l'amicale très tard, et tout juste après – hélas – le « jubilé » de ma promo. (- rendez-vous dans … ans ?). 

Une anecdote (courte), mon grand-père maternel (parmi plein d'autres enseignants de la famille) fut instituteur, il s'appelait Fernand Ruysschaert, qui lui aussi, a marqué ma vie.(renvoi 1 en bas de page) 

  • Né le 3 mai 1890 (samedi) - Tourcoing, Nord, France
  • Décédé le 20 août 1981 (jeudi) - Somain, Nord, France, à l'âge de 91 ans
  • Inhumé le 24 août 1981 (lundi) - Somain, Nord, France
  • Instituteur (auparavant trieur de cordes (1906) puis ouvrier fondeur ; a aussi travaillé comme comptable une fois en retraite)



Fernand a eu une vie (1890-1981) chahutée, par la guerre (les -), mais aussi parce que pauvre, enfant de famille pauvre aux nombreux enfants, 6 je crois, il eut un destin tragique et magique... aïe, résumer... 

Mis au travail encore ado, ouvrier de fonderie, manœuvre, il transporte des cuves de métal en fusion, avec un autre ouvrier. Il a 20 ans quand c'est l'accident, grand brûlé, laissé pour mort, puis suivi et aidé par un médecin, il étudie en hôpital, devient instituteur ! 

Dans sa classe « du certificat d'études » il eut pour élève un (devenu célèbre) accordéoniste français (dont il botta les fesses pour booster la motivation). A la retraite, encore 15 ans de travail comme comptable à la demande d'un commerçant. 

Âgé de 75 ans, il « jouait » au tennis avec ses petits-enfants (12 dont je suis) et encore lui greffait-on de la peau peu avant, suite à ses brûlures des 20 ans. (j'arrête sur « Fernand », il y aurait à écrire...). 

Revenons à Bulletin 123 

(je ne serai pas au repas du... 29 mars 2026). 

Éloigné, près de Montpellier, appelé à bien des occupations aussi, portant un peu les années passées, impossible. 

Page 22, un nom attire mon attention, Bernard Dufour (67-69), décédé. Je ne le connaissais pas, mais si vous avez le contact avec sa parenté, je veux bien en savoir un peu plus sur lui (?). 

Page 34, il est question d'un certain Emile Duez. Il se pourrait bien qu'il s'agisse d'un mien cousin. Et - si c'est bien lui -, nous avons dormi dans le même dortoir à l'ENI, et dans le même box de 8 lits, en 1968/1969, en classe de seconde. Sa tante Geneviève Duez fut épouse de mon parrain et frère de ma mère. 

Enfin surprise page 45, hélas aux décès : 

Celui de Gérard Dubrulle, FP 64-66, survenu à Saint-Denis de La Réunion... Gérard (et sa femme), comme mon grand-père Fernand, pratiquaient le tennis. Quant à moi, j'ai été, peu avant mon entrée à l'ENI (jeune donc) l'un des fondateurs (et secrétaire) d'un club de tennis (vers 1965 je pense) voulu démocratiquement accessible, à Somain. 


Gérard DUBRULLE



Guidé par un conseiller général, je fus aidé par un secrétaire du club de tennis d'Aniche (club de la verrerie Saint Gobain). Ce club somainois existe toujours. Aïe... résumer... 

Gérard (jeune) et sa (jeune) épouse étaient de proches voisins. Tous deux m'emmenaient dans leur 2cv jusqu'au tennis... Jusqu'au jour où, Gérard devant répondre à l'appel sous les drapeaux à l'expiration de son sursis et report d'incorporation pour études, il décida d'opter pour la coopération, en tout cas, ils partirent à La Réunion, sa femme et lui. Après quelques courriers échangés, j'appris qu'une naissance s'annonçait puis que leur retour en métropole s'en trouvait retardé... puis finalement annulé. 

Jamais je ne les revis (tandis qu'un de mes frères habite toujours à La Réunion). 

Petit chuchotement de plus : 

Une institutrice, (la belle-maman d'un de mes frangins ex proviseur adjoint etc), fut un temps (avec feu son époux Marcel, instituteur) ma/mes collègue/s à Lambersart, se nommant Suzanne Deleligne née Holvoet, devrait avoir 100 ans le 20 février 2026, en la résidence Le vallon vert de Mouvaux.  

J'espère vous avoir un tantinet distraits de pensées plus sombres. Pierre Dufour, janvier 2026  

(renvoi 1) : 

Les archives du Nord présentent, par internet, un tableau listing d'institutrices/teurs d'avant 1914. 

Sur cette liste, mon grand-père, cité ci-dessus, Fernand Ruysschaert figure bien, mais avec des prénoms (Jean et Ferdinand) que la famille ne lui connut pas. A la ligne adjacente, on trouve le nom de son épouse, institutrice (eh oui !), Berthe Bonnemaison (décédée en 1949 avant ma naissance).


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