jeudi 26 septembre 2024

L'oeuvre des nôtres : Bernard Waymel (promo 66 71) et "La longue nuit ottomane dans les Balkans"

 


Bonjour, 

Je lis aujourd'hui un article relatif à la défaite des Ottomans devant Vienne le 12 septembre 1863. Une victoire de l'Europe Unie nous dit le rédacteur, certainement un européiste forcené. Il semble ignorer que le sultan avait le soutien de Louis XIV, que ce dernier avait fait pression sur les Polonais pour les empêcher d'aider l'empereur d'Autriche (la victoire sera due à l'armée polonaise) et qu'il avait incité le prince de Transylvanie, pourtant vassal de l'empereur, à combattre aux côtés des Ottomans.
Le rédacteur, qui se dit historien, n'a certainement pas lu mon livre intitulé "la longue nuit ottomane dans les Balkans".
Je profite de cette occasion pour le présenter. Peut-être peut-on en parler dans le prochain bulletin.

Cordialement, 
Bernard Waymel


Lors de notre assemblée générale du 7 avril 2024, Bernard Waymel avait ramené un exemplaire de son dernier livre "La longue nuit ottomane dans les Balkans" pour nous le présenter




Première de couverture :


Résumé :
Au milieu du XIVe siècle, les troupes ottomanes pénètrent en Europe. Elles s’emparent de toute l’Europe orientale et ne sont arrêtées qu’aux portes de Vienne. Les pays conquis ne sont pas colonisés mais ils subissent, pendant des siècles, une occupation prédatrice, avec pillages, destructions, exactions, massacres et mise en esclavage de chrétiens. Les pays occupés sont gérés par une administration musulmane tyrannique, violente et barbare. Mais la plupart des populations refuseront de se soumettre à la loi islamique et les révoltes et insurrections, toujours cruellement réprimées, se répéteront inlassablement jusqu’à la libération presque compète du continent européen, à l’issue de la première guerre mondiale. Ce livre nous narre l’avancée, puis le lent reflux, de cette vague islamique, un pan de l’histoire européenne trop méconnu car escamoté dans les programmes d’histoire des collèges et lycées.

Quatrième de couverture :




lundi 23 septembre 2024

Jacques David (promo 63 67) est décédé ce 8 septembre 2024 en Écosse où il était en voyage avec son épouse. Marc Delmotte nous en a aussitôt fait part. Mais ...

 Compte tenu des circonstances particulières et des formalités, ses obsèques n'ont pu avoir lieu avant ce mercredi 2 octobre. Nous n'avons pas de faire part officiel : Marc Delmotte nous a transmis ce simple message de la famille :  

"Bonjour à tous,
Merci de vos messages de sympathie pour la perte de Jacques, notre mari et papa.
Nous honorerons sa mémoire lors de ses obsèques qui auront lieu le mercredi 2 octobre 2024 à 14 h au crématorium de Saint Jean d'Angély, 141 faubourg Ste Trope.
Pour faciliter l'organisation, nous vous serions reconnaissants de nos informer votre présence .
PS: ni fleurs, ni couronnes s'il vous plaît.
Muriel, Vianney et Abigaël

Pour transmettre votre message de condoléances à la famille, voici l'adresse mail :  leirumd@club-internet.fr



Jacques David (63-67) est décédé dans la nuit du dimanche 8 septembre en Écosse. Jacques ne vivait pas en Écosse . Il y était en voyage organisé avec son épouse. Il était de Dunkerque. Il était chez Marc Delmotte à Carcassonne fin août. Il vivait à Loulay en Charente.





mercredi 18 septembre 2024

Michel DOCTOBRE, promo 63 67 n'est plus. C'est Hervé Limbourg qui nous en fait part : "j'ai le regret de vous annoncer le décès de Michel DOCTOBRE 77 ans ce lundi 16 septembre à Prisches dans l'Avesnois

 



Avis de décès

PRISCHES (59)

Madame Brigitte DOCTOBRE,
son épouse,
ses enfants,
ses petits-enfants
et toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de 

Monsieur Michel DOCTOBRE

survenu le lundi 16 septembre 2024 à l'âge de 77 ans.     
              
La cérémonie religieuse se déroulera le vendredi 20 septembre 2024
à 10 heures en l’église de Prisches, suivie de la crémation au
crématorium de Caudry.

Ses cendres reposeront au columbarium au cimetière de Prisches.
  
Dans l’attente de ses funérailles, Michel repose à la chambre
funéraire « Salon Bleuet » 44, rue Paula Audubert, 02170
Le Nouvion-en-Thiérache. Ouvert tous les jours de 10 à 19 heures.

La famille recevra de 15 heures à 18 h 30.

Pas de plaques, pas de fleurs merci.

Pompes Funèbres et Marbrerie Stéphane THOMAS
23, rue Vimont Vicary 02170 Le Nouvion en Thiérache. 
✆ 03.23.97.02.21. Habilitation 2019.02.177 et
181, rue du Général de Gaulle 02510 Etreux. ✆ 03.23.60.56.74. Habilitation 2020.02.200.

mardi 10 septembre 2024

Jacques HACHE, promotion 59 63 n’est plus

 






Directeur d’école à Tilloy-lez-Marchiennes durant plus de 30 ans et ancien conseiller municipal, Jacques Hache est décédé ce samedi 7 septembre à l’âge de 83 ans, à l’hôpital de Valenciennes où il avait été admis le mercredi Aîné d’une fratrie de 5 enfants, Jacques Hache est né à Bousignies le 18 octobre 1941 dans une famille d’agriculteurs. Après une scolarité à l’école normale de garçons de Douai, il enseigne durant un an à Auchy-lez-Orchies. En 1964, il est nommé à Tilloy-lez-Marchiennes où il accueille dans la classe unique des enfants de la classe enfantine au certificat d’études.

Funérailles le 12 septembre à Orchies

En parallèle à ce métier d’enseignant, il est également secrétaire de mairie à Tilloy-lez-Marchiennes. En 1965, Jacques Hache est donc élu au conseil municipal de Landas sur la liste menée par Georges Hanssens. Il s’investit avec son épouse dans l’amicale laïque, dont il était vice-président. L’été, il dirigeait des colonies de vacances.

Ses funérailles auront lieu jeudi 12 septembre à 16 heures, au crématorium d’Orchies.

dimanche 18 août 2024

Jacques Tondeur nous fait part du décès de son ami et camarade de la promotion 61 65 Georges PETIT

Navré de devoir vous faire part du décès de mon ami et camarade de promo Georges Petit. Faire-part joint. 

Cordialement. Jacques Tondeur- Promo 61/65 


Avis de décès

Photographie de Georges PETIT
MONS-EN-PEVELE

« Accueille Seigneur en ta maison »


Georges PETIT

Retraité de l'éducation nationale

décédé à Courcelles-lès-Lens, le mercredi 14 août 2024,
à l’âge de 80 ans. Il a rejoint ses enfants, Emmanuel décédé en 1973 et Bénédicte décédée en 2015. 

La célébration des funérailles aura lieu le lundi 19 août 2024, 
à 14 h 30, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Mons-en-Pévèle, suivie de l’inhumation au cimetière dudit lieu dans le caveau de famille. 

Assemblée à l’église pour la bénédiction du corps à 14 h 15.
L’offrande tiendra lieu de condoléances. 

Dans l’attente de ses funérailles, Monsieur Georges PETIT repose à son domicile 718, rue de la Vincourt à Mons-en-Pévèle. La famille souhaite les visites à partir de vendredi de 16 heures à 18 heures. 

Pas de plaques s’il vous plaît.

De la part de 

Bernadette PETIT-DIEVART, son épouse, 
Stéphane et Virginie PETIT-KLAKULAK,
Mathieu, Emeline,
Raphaël et Anne-Christine PETIT-HUDEL,
Clément et Camille, Emma,
Sylvain CASIEZ,
Eglantine, ses enfants et petits-enfants, 
Louis DELANNOY et Michèle, son parrain, 
Blanche RASSON, sa marraine, 
toute la famille,
ses nombreux amis. 

Pompes Funèbres PLAISANT
30 rue Jules Ferry
ORCHIES ✆03.20.051.051

Gérard SIX, promo 65 69, est Maître d’armes et professeur d'EPS - Historien de l’escrime et auteur, il nous informe de la parution de son livre sur l'escrime, en plein dans l'actualité des JO 2024 Paris.

Bonjour à vous tous, ci-joint des informations sur la parution de mon dernier livre ; merci d'en faire de la publicité ;

GÉRARD SIX promotion 65 - 69


  Livre de Gérard Six



« Dans les pas de Lucien Gaudin
L’escrime des Jeux de 1924 à ceux de 2024 »


Pour commander :
Gérard Six 4 allée Duguay-Trouin 77200 Torcy
tel : 06.03.10.81.63
sixtescrime@gmail.com -
Iban FR76 1010 7003 1900 0311 9266 174
30 € + 5 € de port (chèque ou virement)

Sommaire
Livre sur les Jeux Olympiques de 1924 à Paris racontés par Lucien Gaudin. Suivi de l’évolution de l’escrime de 1924 à 2024 dans les domaines de :
- L’escrime scénique et artistique
- L’escrime féminine (histoire) suivie de l’arrivée de l’épée et du sabre féminin
- L’escrime handisport, rééducative et de réinsertion
- L’escrime sportive et l’évolution de la maîtrise d’armes

Gérard SIX est Maître d’armes et professeur EPS - Historien de l’escrime et auteur.

Bibliographie
o Une vie de maître, 2021, avec la Commission Honneur Mémoire et Patrimoine de la FFE.
o Coubertin et l’escrime, 2013.
o Gloires, héros et légendes de l’escrime, pour la Commission du patrimoine de la FFE, 2013.
o 100 ans d’escrime ; Histoire de la FIE, en collaboration avec Cécile Ottogalli et Thierry Terret et le CRIS de Lyon, 2013.
o Histoire de la salle d’armes de l’A.C.F, 2013.
o Un pour tous, tous pour un, Histoire des championnats du monde d’escrime, Cherche Midi, 2010, en collaboration avec Cécile Ottogalli et Thierry Terret et le CRIS de Lyon (Centre de recherches international sur le sport), 2010.
o Histoire des maîtres d’armes, en collaboration avec Me Claudius Wackerman, 2005.
o Invention de l’escrime, Ed. 4 chemins en collaboration avec le Musée National du Sport, 2004.
o Escrime, chez Hachette, 1998.

LIEN VERS LE SITE MARCHAND :

mercredi 7 août 2024

Christiane Wallerand, épouse de Daniel, promo 54 58, n'est plus. Christian Ledoux (promo 56 60) nous en a fait part. Ses obsèques ont lieu ce jeudi 8 août 2024

Nous présentons nos condoléances à notre camarade Daniel, fidèle adhérent de notre amicale 

CAUDRY

Daniel WALLERAND, son époux,
Jean-Marc et Nathalie,
Philippe et Sylvie, ses enfants,
Emilie, Raphaëlle, Etienne, ses petits-enfants,
Michel et Raymonde, son beau-frère, sa belle-sœur,
toute la famille,
Danielle PIERRONNE, sa fidèle amie,
Alexandre, Emeline, Mélanie, ses dévouées infirmières,
le personnel de la résidence Léonce Bajart de Caudry,

ont la douleur de vous faire part du décès de

Madame Christiane WALLERAND

Ancienne institutrice

née AZZARONI

survenu le dimanche 4 août 2024 à l'âge de 84 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 8 août 2024,
à 10 heures, en la basilique Sainte-Maxellende de Caudry, suivie de
l'inhumation au nouveau cimetière dudit lieu.
Réunion à la basilique à 9 h 45.

Dans l'attente des funérailles, Madame Christiane WALLERAND repose au complexe funéraire de Caudry, 29, rue Aristide Briand où la famille recevra les visites ces mardi 6 et mercredi 7 août de 15 heures à 18 heures.

Pompes Funèbres Municipales ✆03.27.85.03.32
67, rue Aristide-Briand - 59540 CAUDRY



jeudi 25 juillet 2024

Quand Paul Dumont, dit Popaul, partit en retraite en juin 1981, après avoir débuté à l'ENG en 1946 avec son ami Jean Joly, une cérémonie fut organisée et l'on en retiendra son discours ému, teinté d'humour et de nostalgie.

 

Yvonne et Paul Dumont


CÉRÉMONIE de DÉPARTS en RETRAITE à L'ECOLE NORMALE

(extrait du Bulletin 73 de Novembre 1981, pages 19, 20, 21)

Une réunion amicale a été organisée le 26 juin 1981 à 17 H à l'occasion du départ en retraite de M. DUMONT, professeur de lettres, de M. PRUNIER, intendant et de M.TABARY, directeur de l'école annexe.

Monsieur SORRE, Inspecteur d'Académie, Directeur des Services Départementaux de l'Education du Nord présidait cette réunion.

De nombreux directeurs d'école actifs et retraités, professeurs, les membres du personnel d'intendance, Inspecteurs Départementaux de l'Education Nationale, maîtres d'école annexe et d'application, des représentants de l'Amicale des anciens et anciennes élèves se sont réunis dans le réfectoire de l'école témoignant ainsi leur sympathie aux retraités.


Monsieur BEAUCARNE, directeur de l'Ecole Normale ouvre la séance : «il me revient ? Mesdames, Messieurs ? comme à l'accoutumé, d'ouvrir cette amicale réunion pour en marquer le caractère de simplicité et aussi le caractère exemplaire, comme si le destin avait voulu marquer d'une signification particulière le triple départ en retraite que nous célébrons aujourd'hui.

La simplicité d'abord, il fallait bien s'y tenir puisqu'elle est dans nos habitudes.

Cependant, il faut remarquer qu'ils ne sont pas ici comme la circonstance fortuite d'un rite administrativement funéraire, le prétexte d'un discours qui parlerait d'autre chose, mais bel et bien comme le centre de gravité de cette affaire....

De là que la signification particulière de ce triple départ, trinité qui réunit la rigueur comptable, l'ardeur technique, l'amour des belles lettres…

C'est à Monsieur Sorre, Inspecteur d'Académie, qu'il revient de rappeler la brillante carrière de chacun d'eux .



Monsieur DUMONT remercie au nom de ses Collègues, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, Monsieur le Directeur de leurs paroles flatteuses, les camarades d'être venus leur témoigner leur affection en ce jour qui pour tous trois devrait être un jour de fête.

Mais les choses ne sont pas aussi simples, dit M. DUMONT, D'abord nul n'a quitté cette maison sans chagrin. Ensuite, entre elle et moi, il y a une histoire d'amour. Nous avons eu le coup de foudre quand nous nous sommes rencontrés en 1946, et depuis ça été «ni elle sans moi, ni moi sans elle».

Beaucoup d'entre nous ont connu l'École Normale rouge (comme on disait) la première École Normale de France.

Cette école était la Libération vivante, une flamme péguyste et cornélienne. De l'Amour, de la liberté totale, du dialogue, elle avait le principe et la fin de sa pédagogie. Elle voulait que «rien d'humain ne nous fût étranger».

Ici on s'appelait par tous ses noms, on se disait tout, on était tous normaliens, pêle-mêle, élèves, employés, instituteurs, professeurs, intendance et direction.

Ici c'était tout le temps la fête, il y avait toujours des foules joyeuses dans les couloirs. et on chantait, on jouait de la trompette et de l'accordéon. On posait sagement pour la photo de famille et on se ruait sauvagement en cuisine. On n'arrêtait pas de s'engueuler, et on avait souvent envie de s'embrasser. On était les lendemains qui chantent.


L'enseignement vivait de ce tohu bohu qui était la structure de surface d'une ténébreuse et profonde unité. Nous n'avions guère besoin de concertations officielles : mon meilleur ami était (est encore) le premier en date de nos professeurs d'éducation physique et j'ai épousé le professeur de dessin ! La musique avait de généreuses empoignades avec les Mathématiques. Les sciences naturelles m'initiaient au père Teilhard de Chardin et j'introduisais le professeur de sciences naturelles dans le jardin des racines grecques, l'E.N. et les écoles d'application échangeaient leurs idées et leurs maîtres. On avait horreur du vide.

On avait inventé l'audio-visuel, il y avait la radio à bord de toutes les classes, on montait deux grands spectacles par an, on passait des films fixes et des films «bougeants», on avait déjà un magnétophone, mais il était à fil et quand le fil cassait, il envahissait la moitié de notre espace vital.

On faisait de tout, de la linguistique historique, du latin, de l'ancien français et du provençal. On écrivait des vers, on réalisait des manuscrits enluminés. On devenait amateurs d'art, peintres, sculpteurs, mosaïstes, décorateurs. On avait un orchestre symphonique, un jazz band et une formation Rock, les Régents qui est toujours universellement connue.

On allait en chœur au stade Demény assister au triomphe immanquable de nos couleurs. On était champion du 5 000 aussi bien que du cent mètres.

On faisait des Maths modernes en 1950, dites donc !

On ne faisait pas de fausse monnaie parce qu'on ne voulait pas en faire. Mais ce qu'on faisait fort bien c'était indifféremment des instituteurs, des inspecteurs primaires, des agrégés et des professeurs de faculté.

Nous étions l'Universitas: il nous venait des étudiants d'Angleterre et des 2 Allemagnes, de Scandinavie, du Congo et du Gabon. Une fois que j'expliquais l'invitation au voyage, Philis la jolie Américaine me dit «je n'ai rien compris à votre cours, mais c'était merveilleux».

Puis M. DUMONT passe en revue d'une façon très humoristique les différents Directeurs de cette E.N. qu'il aime tant et conclut : «Et ce que j'ai retenu de ces grands hommes c'est, avant tout, qu'ils étaient présents, qu'ils nous aimaient, que nous pouvions compter sur eux.

M. TABARY et M. PRUNIER sont arrivés trop tard, ils ont connu trop peu cet univers délirant. Mais cela a suffi à les envoûter et ils sont entrés dans notre jeu.

C'est ainsi que M. PRUNIER a participé activement à la représentation du «Voyage de M. Perrichon» en 1966. Nous avons obtenu de sa tendresse bougonne tout le matériel nécessaire et le superflu. Et tenez-vous bien ! C'est même lui qui a réglé personnellement les éclairages de la salle. Et il faut le faire quand on est de Manosque.

C'est ainsi que l'âme de l'école a donné des ailes à M. TABARY. Et c'est pourquoi il ressemble si étrangement à Hermès. Que de messages il a transmis. Combien de problèmes insolubles il a résolus ! il se voulait exemplaire : il nous racontait ses débuts épiques dans une classe unique (notez la rime) sous l'œil impitoyable de «D'baisieux» il nous disait «Comment qui fzot».


Et son expérience était sûre, sa volonté de convaincre émouvante.

Depuis 1976, le Directeur est un ancien qui vient de donner un courageux témoignage de son idéal laïque et qui ne demande qu'à jouer sa partie dans notre concert. Retrouvez tous ensemble la consonance et le goût des grandes entreprises. Un signe du ciel m'avertit que tout ira bien désormais : un de nos pionniers UMBERTO BATTIST «le seul, l'unique» comme il dit, sorti de chez nous en 1958 vient d'être élu député de la gauche dans une circonscription où, bien entendu, il était le seul et unique candidat.

Encore une fois merci, au nom de nous trois.


Mesdames GIBON et MALEXIS ont félicité les nouveaux retraités et remis les cadeaux, gage de l'amitié.



Commentaires postés sur la publication Facebook de cet article


Jacques Hornez
Je ne l'ai jamais eu comme professeur mais les copains disaient que sur certaines copies copies il notait FCM ( fin de correction marginale) en d'autres termes ça voulait dire moyen en revanche je me souviens de la beauté grecque qui me donnait toujours la même note même quand je recyclais un dessin d'une autre classe ceci dit c'était des profs laïques et d'une culture immense ils ont marqué des générations

Jean-Louis Delaby
J'ai toujours eu un souvenir ému pour Monsieur Dumont...il m'a apporté beaucoup, en particulier un amour de la Grèce...son épouse était "la beauté grecque"...quel couple, quel engagement pour les normaliens...et quelle époque...

mercredi 3 juillet 2024

Encore une dictée savante signée Christian Lelièvre (promo 54 57) à destination des classes préparatoires aux grandes écoles pour le compte de l'AMOPA (Association des membres de l'Ordre des Palmes Académiques) au Lycée Albert-Châtelet de Douai

 La Dictée de l’AMOPA

Lycée Albert-Châtelet Douai (par Jean-Louis Dessaint promo 77 79))



Comme promis l'an dernier, le secteur de Douai de la section du Nord de l’AMOPA, a proposé aux étudiants des classes préparatoires du lycée Albert-Châtelet une dictée rédigée par notre champion de France, Christian Lelièvre, président délégué du secteur d’Avesnes-sur-Helpe, aidé de son acolyte Jean-Louis Dessaint, président délégué du Dunkerquois, le mercredi 19 juin.

Monsieur Philippe Lanciaux, président départemental, a souhaité la bienvenue aux élèves, aux professeurs et aux Amopaliens et sympathisants de notre association. Ensuite Monsieur Delefosse, proviseur adjoint, a pris la parole au nom de M. Hogrel, proviseur, afin de souhaiter la bienvenue aux participants à cette deuxième dictée de l’Amopa dans ce lycée. Puis, il a présenté M. Lelièvre qui a expliqué le déroulement dudit exercice, sans omettre d’encourager les étudiants à essayer de se jouer des lacs et des rets létaux, la dictée étant truffée de rémoras subtils et de leurres divers. 

L'exercice débuta par un  questionnaire  portant sur quelques subtilités de notre bel idiome.

Puis vint la dictée, suivie de sa correction projetée sur écran avec les explications de notre expert (le diaporama ayant été préparé par Jean-Louis Dessaint, qui a aussi rédigé le document explicatif.)

Philippe Lanciaux, président départemental, n'a pas caché sa satisfaction d’avoir assisté à cette manifestation qui fut un agréable moment, très convivial. 84 participants dont 8 adultes se sont adonnés à cet exercice ; les 3 premiers lauréats ont reçu une carte d'achat de 50 € au Furet du Nord, offertes par le secteur de Douai.

Gageons que l’an prochain, cette initiative sera reconduite ! Chacun rêvant d’être exhaussé sur le pavois… Les vœux de chacun seront-ils exaucés ?


Voici la dictée :

Ces dames à l’habit vert Disciple d’Épicure, elle se piquait d’être une esthète raffinée, réalisait des aquatintes très appréciées, lisait des sonnets de José Maria de Heredia et avait visité à plusieurs reprises les pinacothèques et la glyptothèque de Munich. Elle ne fréquentait pas la trattoria, fût-elle cosy, mais préférait l’hostellerie étoilée, nichée dans la forêt, où elle rencontrait le gratin local et les légumes officielles. Là, elle se délectait d’un gibier en civet à la duxelles, d’une poularde demi-deuil ou encore d’un copieux kig ha fars au blé noir. Sa culture œnanthique lui permettait de choisir ses vins avec soin : syrah bien charpentée, gewurztraminer ou meursault. Les jeudi et samedi de chaque semaine, elle recevait ses amies très trognons dans leur(s) robe(s) vert pomme ou leur(s) tailleur(s) vintage des années quatre-vingt. Ces dames patronnesses se rendaient au salon et ne résistaient pas longtemps, en gourmets éclairés, à l’appel des fars disposés en quinconce accompli sur la table en calambour à côté d’une boîte de londrès havane et d’un ouvrage guère épais de Tolstoï : « Anna Karénine ». L’une d’elles racontait avec force épithètes recherchées qu’elle avait été invitée au Salon du Livre de Saint-Étienne. Elle y avait rencontré des écrivains aimables, très ouverts, amoureux des mots et très soucieux des signes diacritiques et de la typographie. Elle ne tarissait pas d’éloges sur ces accros bath jonglant avec l’esperluette, le point-virgule, le tréma et certaines majuscules accentuées. Une autre dame évoquait les absences répétées de son mari, passionné par la pêche hauturière. Sur le vieux rafiot d’un pote âgé, il aimait, disait-elle en souriant, servir un ver au bar. Toutes abhorraient les blancs-becs, les bas-bleus, les béni-oui-oui et les fats d’aise à l’accoutrement ridicule. En revanche, proches de la nature et poètes elles aussi, elles regardaient les grands ormes du parc larguer les samares et écoutaient les passerinettes triller sur le volet de l’abri de jardin. Christian LELIÈVRE Champion de France d’orthographe Champion de la Dictée des Amériques (Québec)



Lien vers les commentaires et compléments proposés par Jean Louis Dessaint, (cliquer sur le lien)







dimanche 30 juin 2024

Les élèves de l'école primaire Jean-Jaurès de Douai ont bien mérité cette récompense pour leur travail de toute une année sur le thème des "JEUX OLYMPIQUES"

 Remise du prix « Jeux olympiques et paralympiques » organisé par l’amicale des anciens élèves de l’école normale de DOUAI.


Lors de l'intervention de Jacques Devienne devant les élèves rassemblés pour l'occasion
(visages des enfants volontairement floutés)

C’est dans une ambiance chaleureuse et dynamique que s’est déroulée le vendredi 28 juin la remise du prix « jeux olympiques » à l’école Jean Jaurès de DOUAI. Ce concours initié par l’amicale des anciens élèves de l’école normale de cette ville visait à récompenser un projet mené autour de ce thème. Jacques Devienne, vice-président de l'Amicale des anciens normaliens de Douai, a exprimé l’émotion qu’éprouvaient les anciens élèves de l’école normale de se retrouver à quelques encablures du lieu où ils avaient fait leurs études pour devenir enseignants. 

Dans un dialogue improvisé avec les élèves, Jean Marie Devaux et Didier Delécolle, membres du CA de l’amicale ont constaté que, suite aux diverses activités menées avec leurs enseignants, les élèves maitrisaient de nombreuses connaissances sur le sujet.  Il a été question des jeux olympiques dans la Grèce antique, du rôle joué par Pierre de Coubertin, du nom « jeux paralympiques »… D’autre part il a été souligné que les élèves avaient participé à une olympiade organisée par l’école Jean Jaurès. Les valeurs véhiculées par les jeux olympiques et le sport en général ont été mises en valeur ; désir d’établir la paix, de permettre à tous et toutes de participer dans un esprit de concorde …

Avant de remercier Madame Stéphanie Walter, directrice de l’école et les enseignants pour leur accueil, Didier Delécolle a indiqué qu’il avait retrouvé avec plaisir Monsieur Bruno Boitel, l’un des animateurs de ce projet, qu’il a eu comme élève et à qui il a contribué, semble -t-il, à donner la vocation de l’enseignement.       Comme les anneaux olympiques la boucle est bouclée !  



Lors de la remise de la récompense au délégué de la classe
(visage masqué de l'enfant pour respecter l'obligation légale)



Tableau synthétique des activités menées tout au long de l'année sur le thème des Jeux Olympiques 2024

jeudi 20 juin 2024

A l'heure où les vocations pour devenir enseignant sont en baisse et où l'Éducation Nationale peine à recruter, qu'en était-il au moment de la généralisation des écoles normales sous le IIIè République ?

 

Comment savoir si les instituteurs de la IIIe République avaient la "vocation" ?




Pour comprendre la "vocation" des instituteurs de la IIIe République, explorez leur contexte historique et socioculturel. Jean-François Chanet révèle une réalité complexe : instituteurs par choix ou nécessité, entre passion républicaine et réalités matérielles. Découvrez cette dualité fascinante.

Illustration ancienne d'un instituteur qui enseigne au tableau devant ses élèves

Pour améliorer la formation des enseignants, le président Emmanuel Macron a proposé en septembre 2023 "de revenir à un système qu’on connaissait par le passé, qui fonctionnait, qui est un peu celui des Écoles normales". En affirmant que sa proposition avait aussi pour but de répondre à la crise des vocations, illustrée par la pénurie de candidats aux concours de l'enseignement, le chef de l'État a réactivé le vieux discours républicain sur les instituteurs d'autrefois, présentés comme les hussards noirs de la République. Mais il a oublié de préciser que les écoles normales n'ont jamais été le seul moyen de former les enseignants du primaire.

IIIe République," l'âge d'or des instituteurs" selon l'historien  Jean-François Chanet

L'historien Jean-François Chanet a montré que même au début de la IIIe République, considéré comme l'âge d'or des instituteurs, ce milieu était divisé entre ceux qui étaient passés par l'école normale et ceux qui étaient titulaires d'un simple brevet. La période qui s'étend du milieu des années 1890 jusqu'en 1914 est même celle où la proportion des enseignants du primaire entrés par la "petite porte" - que ce soit chez les hommes ou chez les femmes - a été la plus forte. Or la question de la vocation n'était presque jamais posée à propos de celles et ceux qui n'avaient pas préparé le concours d'entrée à l'école normale. On sait pourtant que les raisons qui les avaient conduits à entrer dans l'enseignement étaient souvent éloignées de l'esprit de vocation.

Pour comprendre l'importance de ce thème dans le discours républicain de cette époque, il faut rappeler qu'il s'inscrivait dans le combat que ces militants de la laïcité menaient alors contre l'influence de l'Église catholique.

L'un des rôles essentiels attribués aux écoles normales était de transmettre aux élèves-maîtres une "foi" comparable à celle que le passage par le séminaire confortait chez les prêtres catholiques, mais opposés à elle. C'est ce qu'affirma explicitement le ministre de l'Instruction publique, Eugène Spuller, dans un discours prononcé à Lille en 1887: "L'École, voilà désormais le temple de la foi des temps nouveaux".

L'exaltation de la vocation au désenchantement

Privilégier les "valeurs morales" en oubliant les réalités matérielles est une caractéristique des élites républicaines de ce temps qui n'a rien perdu de son actualité.

Exalter la vocation des instituteurs était une manière de justifier la faiblesse du traitement qui était accordé à des fonctionnaires pourtant chargés de "préparer à notre pays une génération de bons citoyens". Il est vraisemblable que ce type de discours eut un impact sur la première génération des instituteurs républicains. Issus des classes populaires, pour la grande majorité d'entre eux, ils n'ignoraient pas le privilège que représentaient la sécurité de l'emploi et le droit à une pension de retraite.

Néanmoins, la faiblesse des rémunérations accordées aux enseignants a rapidement alimenté un réel désenchantement. Alors qu'à cette époque les fonctionnaires n'avaient pas le droit, en principe, de se syndiquer, le discours sur la vocation a été contredit dès 1905 par les aspirations révolutionnaires des militants qui ont fondé la Fédération nationale des syndicats d'instituteurs.

Bibliographie

  • Jean-François CHANET, "Vocation et traitement. Réflexions sur la 'nature sociale' du métier d'instituteur dans la France de la IIIe République", Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, 2000, n°3, pp. 581-603.

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