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samedi 30 janvier 2016

Le lycée d'excellence , digne continuateur de notre ENG rue d'Arras, en direct avec Jérusalem et Thomas Coex, de l'AFP


Des élèves de 1re et terminale du lycée d’excellence Edgar-Morin ont échangé mardi avec Thomas Coex, photojournaliste à l’AFP, spécialisé sur le Moyen-Orient. Le Douaisien a évoqué son métier et le conflit israélo-palestinien.

Une photo de Thomas Coex : un Palestinien utilise une fronde pour combattre les militaires israéliens à Ramallah. PHOTO THOMAS COEX/AFP



Suite aux événements du mois de novembre, les élèves du lycée d’excellence Edgar-Morin se sont montrés très curieux des problématiques autour du Moyen-Orient. Ils se sont notamment interrogés sur ce qui a provoqué l’émanation de Daesh et son implication dans les attentats. Les enseignants, chacun en fonction de sa discipline, ont essayé de leur apporter le meilleur éclairage ; cependant, il leur a semblé également intéressant, vu les enjeux, de proposer aux lycéens un projet plus spécifique.
Ils ont reçu pour cela, l’aide de Thomas Coex, Douaisien de naissance, qui, après de nombreuses affectations, est devenu responsable des photographes de l’AFP pour le Moyen-Orient.
Une sélection de ses clichés les plus marquants des dix dernières années a été réalisée. Elle fait actuellement l’objet d’une exposition dans l’établissement. Ces photos ont servi de base à différents travaux en classe et à des explications des problématiques liées au Moyen-Orient.
Le point d’orgue du projet s’est déroulé mardi sous la forme d’une visioconférence entre Thomas Coex, en direct de Jérusalem, et les élèves de 1re et de terminale de Damien Langlet, professeur d’histoire. Pendant deux heures, les questions ont été nombreuses et axées vers deux sujets : le métier de photojournaliste et le conflit israélo-palestinien.
Thomas Coex a su passionner son jeune auditoire malgré la complexité des sujets abordés. Il a parlé des risques de son métier, de l’apparente objectivité des clichés qui doivent refléter le plus fidèlement possible un fait réel voire historique. « Le fait de travailler dans cette zone du globe secouée par des conflits depuis plus de 2 000 ans, comporte de très gros risques pour ma liberté et ma vie, mais c’est un lieu fantastique et passionnant pour exercer mon métier ! », a-t-il expliqué.
Thomas Coex était en direct de Jérusalem.

À la question portant sur l’accueil réservé aux journalistes étrangers, Thomas Coex a expliqué qu’il était variable selon les secteurs. Il a raconté une anecdote : en tant que Français, le fait de connaître Zinédine Zidane lui a ouvert beaucoup de portes en territoire palestinien. Par contre, il évite certains secteurs salafistes du sud de la bande de Gaza, le long de la frontière égyptienne.
YVES MASSEMIN (CLP)