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dimanche 5 avril 2015

LE LYCÉE D'EXCELLENCE DE DOUAI, HÉRITIER DES LOCAUX DE NOTRE ENI IUFM VA ÊTRE INAUGURÉ MARDI 7 AVRIL 2015 ET PORTERA DÉSORMAIS LE NOM D'EDGAR MORIN



Un événement ! Ce mardi, le philosophe et sociologue Edgar Morin sera au lycée d’excellence. Ce n’est pas un hasard puisque l’établissement a choisi d’attribuer le nom de son établissement au chercheur, âgé aujourd’hui de 93 ans. Non seulement, il a accepté. Mais il sera présent pour le baptême officiel du lycée, demain après-midi.
Il rencontrera tout d’abord la direction de l’établissement avant de passer un moment avec les élèves de première et de terminale. Puis il visitera l’établissement avec les classes de seconde. Enfin, entre 17 h et 19 h aura lieu la cérémonie officielle. Une occasion exceptionnelle pour les ados de rencontrer un très grand homme, aujourd’hui directeur de recherche émérite au CNRS.

Le classement des lycées qui vient d'être rendu public n'est pas tendre pour le lycée d'excellence de Douai, héritier des locaux de notre École normale et IUFM ...
Pour le proviseur Jacques Ory, cela s'explique notamment  par l’effectif qui y est très faible, ce qui fausse les résultats. Le classement se fonde sur un critère essentiel : la proportion d’élèves de 2e ou de 1ère qui décrochent le baccalauréat après avoir effectué toute leur scolarité dans l’établissement. Or, le lycée ne dispose pas d’un large panel de filières en 1ère et terminale, mais uniquement des filières générales (S, ES, L). La plupart des autres établissements peuvent proposer à leurs élèves, outre un baccalauréat général, des filières technologiques ou professionnelles, ce qui leur permet de conserver la majorité de l’effectif. 
À contrario , les élèves ayant effectué leur 2e au lycée d’excellence, mais ne souhaitant pas présenter un bac général, changent donc obligatoirement en 1ère… Sans que cela soit lié à un échec ou ait le moindre lien avec la qualité de l’enseignement dispensé. De plus, la proportion des élèves ne finissant pas leur scolarité en son sein est logiquement plus importante que dans d’autres établissements dans la mesure où il présente la contrainte d’être exclusivement un internat (le seul dans la région). Ce qui constitue pour beaucoup un avantage, se révèle pour certains rédhibitoire.
À noter que certains établissements conservent leurs élèves sans difficulté de la 2e à la terminale, non pas parce que le suivi serait particulièrement efficace, mais tout simplement parce que ces lycées effectuent une sélection de leurs élèves en fonction des résultats à la fin de l’année de 3e. Cela leur assure également un pourcentage de réussite au bac important. Le lycée d’excellence, lui, se fait un devoir d’accepter tout élève qui en fait la demande. Le palmarès reposerait donc sur des critères discutables, mais surtout discriminants par rapport aux spécificités du lycée. Cependant, d’autres indicateurs sont encourageants (93 % de réussite au bac en 2013, préparation au post-bac, satisfaction et épanouissement des élèves…). Pour le proviseur, les résultats du lycée sont bons. Et il est engagé dans la lutte contre le décrochage.
Contrairement à ce qui a pu être dit, les élèves ne sont pas les meilleurs en arrivant. Mais beaucoup trouvent des conditions d’internat intéressantes pour s’épanouir et progresser.