jeudi 26 mars 2026

Patrick Gaye, promo 66_71, vient de nous quitter ce jeudi 26 mars à l'hôpital de Seclin. André LÉGER, puis Jean-Paul BRIDENNE nous en ont fait part et Jean-Paul lui rend hommage dans un texte émouvant



 Patrick Gaye, mon ami d'enfance, notre camarade de promotion 66/71, est décédé ce jeudi 26 mars vers 2h du matin à l'issue de 6 semaines d'une hospitalisation soudaine en soins intensifs à l'Hôpital de Seclin. Selon sa volonté, la cérémonie de ses funérailles civiles aura lieu le mardi 31 mars au Crématorium d'Herlies à 10h30 et sera suivie d'une dispersion des cendres à 14h30 au Jardin du souvenir du cimetière Delory de Loos...

Nombre de camarades de la promotion 66/71 se souviendront sans doute de notre passage partagé avec lui à l'ENG de Douai et peut-être de séquences joviales au cours de nos trois années de la 2nde à la Terminale que nous y avons passées ensemble.

Mais je veux ici apporter mon souvenir de 70 ans de proximité, ma façon plus intime de dire et de partager ce qu'il a été pour moi sur le chemin de notre temps commun de vie et autour de lui. Merci à ceux qui prendront le temps de lire notre aventure commune de 50 ans, évidemment en plus de 50 lignes écrites avec beaucoup d'émotion...



« On ne dit jamais assez aux gens qu’on les aime quand ils sont là », avec ce cri du coeur, Patrick pleurait en 2019 la disparition de Michel Augustyniak, notre ami commun depuis plus de 50 ans. 

Ce cri du cœur est tristement le mien aujourd’hui.

Patrick est parti, il n’a pas quitté et ne quittera pas ceux qui l’aimaient.

Affaibli par l’attaque virulente d’une infection et 6 semaines de traitements nécessaires pour tenter de l’éradiquer, avec les hauts et les bas des jours passés en soins intensifs, puis la fatigue morale d’une évolution dont il ne voyait déjà plus de sortie favorable, Patrick, mon camarade de parcours de toute une vie,  s’est battu désespérément conscient de son état avec un courage immense contre le sort inéluctable qui se précisait au fil des jours. 


Notre enfance puis notre adolescence commune, dans la même rue de notre village, sur le chemin commun de notre parcours scolaire qui nous a menés de notre entrée à la maternelle à l'École Primaire d’Auberchicourt dans le Douaisis, au Collège Basuyaux d’Aniche puis à l’Ecole Normale de Douai ont forgé des liens à jamais.

La retraite en 1969  de son père, le maître de CM2 à qui je dois tant, et le départ de ses parents vers Châlons-sur-Saône , région native de sa maman, nous avaient un temps éloignés pour sa formation professionnelle à l’EN de Mâcon puis le service militaire…pour lui à Sarrebrück. 

Il était aussitôt revenu pour le Nord, et Loos a été le point d’exercice professionnel de toute une carrière complète d’instituteur et de professeur des écoles à l'École Curie-Michelet mais aussi  d'ancrage familial avec la naissance de ses deux filles Delphine et Amandine. Il est le parrain de ma fille Hélène,  je suis celui d’Amandine sa fille cadette. 

Ses filles, son petit-fils Gustave, éloigné en Bretagne avec ses parents, étaient sa fierté, et faisaient la joie des moments de retrouvailles…

Oui, nous sommes restés très proches … Nos vies ne nous ont jamais écartées du chemin de nos jeunes années, et de tant d’années de complicité, dans les joies de moments chaleureux partagés qui resteront gravés dans nos mémoires comme dans les difficultés de la vie ...


Mais Patrick n’a pas été uniquement le maître d’école avec exigence, élevant les connaissances nécessaires et façonnant la réussite scolaire de  ses élèves à l’entrée au collège. Leurs succès étaient sa fierté, le reflet de l’abnégation et du travail parfois difficile et ignoré d’un «hussard de l'École Publique» comme il aimait s’en dire… Digne de la forte personnalité de son père.

Patrick, ce fut aussi à Loos l’artisan associatif dévoué de la création et de la vie du Club de Basket dont il occupa toutes les fonctions au fil des besoins du club, de président à entraîneur, arbitre, pointeur des matchs et accompagnateur des déplacements d’équipes de jeunes. Bougonnant parfois, il ne se défilait jamais et assumait.

Plus intime, sa passion pour l’Histoire en faisait un érudit à la mémoire fabuleuse, le détenteur d’un trésor de connaissances acquises par la lecture qu’il aimait faire partager, détailler en maître d’école dans les discussions ou les visites.

Et que dire de son plaisir et sa passion de collectionneur du monde de Tintin, des troupes de l’armée napoléonienne patiemment reconstituées… 

Il a pu aussi assouvir sa soif de découvrir l’Egypte, l’Europe, l’Asie, tant d’autres lieux de visites et de culture… Plus modestement, j’avais réussi à l’attirer à la découverte des Landes ... 

Ses passions culturelles plus personnelles auront été le cinéma, devenu le rituel hebdomadaire d’un critique cinéphile averti des films anciens comme des dernières sorties… Musicien, formé au solfège et à la clarinette à l’école de musique de son enfance, animateur de chorale dans son école de Loos, il s’est aussi passionné pour le monde des opérettes et des concerts donnés à Lille …

Tant encore à dire ...

Merci Patrick, pour le bonheur des moments partagés, pour ton affection, pour ton attention portée aux autres...

Dans nos mémoires, notre chemin ne s’arrête pas là ...



Jean-Paul BRIDENNE, promo 66 71


Sur cette photo de retrouvailles en 2018, on reconnaît assis Michel AUGUSTYNIAK, André LÉGER, et debout, Jean-Paul BRIDENNE et Patrick GAYE


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